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Neuchâtel, port de l’angoisse

Depuis ce jeudi et jusqu'à dimanche soir se tient le 1er Festival international du film fantastique de Neuchâtel... Au menu, trente-huit films et encore plus de frissons.

Le Festival du film fantastique de Neuchâtel est né sur les cendres d’une première expérience intitulée «Outerspace», qui, quatre années durant, présenta déjà au public des films du même registre. Puis, au vu de la prolixité et de l’universalité du genre, les organisateurs ont décidé de monter un véritable festival. «Jusque là, il n’y avait aucun festival de cinéma qui soit vraiment ciblé sur le public jeune. Soleure ou Locarno visent plutôt les cinéphiles. C’est aussi notre cas, mais avec une ouverture plus grande sur le cinéma commercial», précise le directeur, Olivier Müller.

A Neuchâtel, le mot «fantastique» est à prendre au sens large: horreur, étrange, merveilleux, science-fiction s’y côtoieront, notamment au travers de deux rétrospectives (le réalisateur japonais Shinya Tsukamoto et son célèbre confrère néerlandais Paul Verhoeven), et de deux compétitions.

La première, la compétition internationale, propose sept longs métrages récents en provenance du Japon, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, d’Allemagne, de France et d’Argentine. Le jury sera tout aussi bigarré, puisque composé de deux écrivains, l’Américain Kevin Wayne Jeter et la Suissesse Marie-Claire Dewarrat, d’un réalisateur, l’Allemand Valentin Hitz, d’un bédéaste, le Suisse Thomas Ott, et d’un illustrateur, le Canadien John Howe, qui signe par ailleurs l’affiche du festival.

Egalement au programme: La compétition des courts métrages suisses. Il existe donc des jeunes réalisateurs helvétiques qui donnent dans le fantastique? La réponse tient en peu de mots: les organisateurs ont reçu quarante-huit inscriptions! Les heureux lauréats des deux concours recevront un «Narcisse», créé par l’inquiétant HR Giger. «Alien» en frétille déjà.

«Neuchâtel, ville d’étude et de séjour», disait pendant longtemps un panneau accroché à l’entrée de la ville. Durant quatre jours, ce sera plutôt «Neuchâtel, ville de l’étrange et du frisson». Sur ce, permettez-moi de vous abandonner: je file me procurer une gousse d’ail et un crucifix.


Bernard Léchot


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