Il y a 20 ans, une connaissance a demandé à Rudolf Brauchli s’il n’aimerait pas observer la vue du haut du clocher de la chapelle Saint-Anne.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Comme il est un homme curieux, il a tout de suite accepté et est devenu assistant sonneur de cloche.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Aujourd’hui, il monte tous les deux dimanche dans le clocher.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
«Des connaissances musicales ne sont pas obligatoires», indique Rudolf Brauchli. On ne sonne pas les cloches en lisant des notes.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Ce sont des mélodies ou des combinaisons de tons qui sont jouées dans le clocher.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Les cordes des cloches sont numérotées, ainsi il est par exemple possible d’imiter les mélodies de l’Abbaye de Westminster à Londres.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Des protections auditives sont absolument nécessaires, le niveau des décibels est plus haut que lors d’un concert de rock.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
«J’ai beaucoup de mélodies en tête, mais ce que je préfère est l’improvisation», raconte Rudolf Brauchli.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Au milieu des cloches, on dirait que Rudolf Brauchli danse son propre ballet.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
«Je suis de bonne humeur. Grâce aux tonalités, je vais envoyer des pensées positives.»
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Tirer sur les cordes exige du doigté.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Si les cloches se balancent trop violemment, elles heurtent la charpente.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Les cloches se taisent peu à peu.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Pour les jours normaux de semaine, le système électronique est enclenché.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Pour sonner les cloches, il convient de porter des gants de jardin.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
La tâche de Rudolf Brauchli est terminée pour aujourd’hui.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Le service religieux a commencé.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Les cloches seront à nouveaux activées manuellement, le prochain dimanche ou jour férié.
Ester Unterfinger/swissinfo.ch
Au cœur de Zurich se dresse la discrète chapelle Sainte-Anne. Ici, on sonne les cloches manuellement tous les dimanches et les jours fériés. Rudolf Brauchli et un autre collègue se relaient pour le faire. Cet homme de 60 ans est le dernier sonneur de cloches du canton de Zurich, qui annonce le service religieux manuellement. Dans toutes les autres églises, les cloches sont depuis longtemps actionnées électroniquement.
La chapelle Sainte-Anne se trouve sur l‘ancien site de la fonderie de cloches Füssli et appartient à la Société évangélique du canton de Zurich. Elle a été construite en 1910 par les architectes Bischoff et Weidli et est désormais un bâtiment classé monument historique. Mathilde Escher, la fille du fondateur de l’entreprise de machines Escher-Wyss, a fondé l’église. swissinfo.ch a accompagné Rudolf Brauchli dans le clocher, pour annoncer le culte du dimanche.
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.
En savoir plus
SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.