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Une chaîne privée de plus pour les Alémaniques

La chaîne privée TV3 envoie ses premières images ce lundi sur les écrans de Suisse alémanique. En moins d'un mois, le paysage télévisuel alémanique s'est enrichi de cinq nouvelles chaînes privées.

La chaîne privée TV3 envoie ses premières images ce lundi sur les écrans de Suisse alémanique. En moins d’un mois, le paysage télévisuel alémanique s’est enrichi de cinq nouvelles chaînes privées. Un développement rendu possible grâce au changement de politique du Conseil fédéral. Une politique qui se veut plus libérale.

En Suisse, les concessions ont toujours été distribuées avec parcimonie. Mais en février 1998, le gouvernement a décidé de libéraliser quelque peu le marché télévisuel. Ainsi, ce marché s’est ouvert notamment aux chaînes allemandes, qui disposent désormais de fenêtres suisses dans leurs programmes, et aux nouveaux diffuseurs privés suisses.

Après RTL et Pro7, TeleOstschweiz, TeleSüdostschweiz, TV3, née du même groupe que le Tages-Anzeiger, TA-Media, se lance à son tour dans la jungle. Avec de grandes ambitions: conquérir 15 pour cent de parts de marché en trois ans et devenir numéro 2, derrière la télévision publique DRS. Elle dispose d’un budget de 70 millions de francs, 200 emplois directs et indirects et propose 16 heures de programme quotidien.

Son directeur Jürg Wildberger (photo) pense qu’il y a bien une place pour TV3 sur le marché suisse alémanique. Ses arguments : elle est plus populaire et plus divertissante que les programmes proposés par le service public. Et «elle est, en même temps, plus professionnelle que les autres chaînes privées». TV3 proposera également un journal télévisé. Elle vient d’ailleurs de signer un contrat avec CNN et sera l’unique télévision en Suisse à bénéficier d’un accès direct à tous les programmes de la chaîne américaine.

Mais TV3 n’est pas seule à vouloir se faire une place au soleil. Sa concurrente Tele 24 se bat sur ce terrain depuis une année déjà, et elle n’est pas parvenue à obtenir les parts de marché espérées. Aujourd’hui, elle doit faire face à une concurrente supplémentaire. Inquiet ou au contraire serein, Roger Schawinski, son directeur, se refuse à tout commentaire. Il préfère attendre les premiers pas de la petite nouvelle pour se prononcer.

Et le service public, est-il en danger ? Non, répond René Bardet, porte-parole de DRS. C’est vrai, cinq nouvelles chaînes privées en moins d’un mois (et bientôt peut-être plus encore), c’est beaucoup. Il le reconnaît. Mais il ne pense pas que les chaînes privées peuvent mettre en danger le service public. «Nous bénéficions d’une longue expérience et les programmes de DRS sont plus professionnels».

En fait, c’est d’Allemagne que vient la véritable concurrence. Depuis le 16 août, RTL et Pro7 diffusent un programme commun de 100 minutes pour la Suisse. En terme de parts de marché, elles sont déjà numéro 2, derrière SF DRS. Précisément, cette deuxième place tant convoitée par les chaînes privées et notamment par TV3.

Alexandra Richard

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