Vos réactions (5)
Dès l’annonce du démantèlement de swissinfo, les e-mails de nos lecteurs, vos e-mails, ont afflué.
Voici ces courriers spontanés qui, en ce moment très difficile pour notre rédaction, donnent malgré tout un sens à notre travail.
Je ne suis pas une Suisse de l’étranger. Juste une dame qui prend plusieurs fois par jour des nouvelles sur votre site. J’apprécie la qualité rédactionnelle, le sérieux, la présentation. Je pense à vous toutes et vous tous. Courage! Battez-vous. Demandez à vos internautes d’interpeller la Confédération et la SSR. Meilleures pensées. (V.J.)
Moi aussi j’envoie mon message pour vous dire combien votre travail de qualité a été précieux pour mes excursions «internetiennes», au milieu du fouillis d’informations inutiles et mal fagotées. Bien entendu, c’est aussi un cri de «y’en a marre!» vis-à-vis des décisions de stratégistes hautement «marketingués» et désireux de faire du Web «clinquant / sexy» pour les groupes cibles de moutons cliquants. En tant que Suisse de l’intérieur, j’ai un très grand respect pour votre travail qui m’a beaucoup appris sur mon propre pays et ses activités que vous avez su dénicher et mettre en valeur. Pétition, postulat, référendum, intervention auprès des parlementaires… vous avez ma signature assurée pour le cas où vous souhaitez battre le tambour! Tous mes voeux pour que l’avenir se passe au mieux pour vous tous. (P.B.)
J’apprécie beaucoup vos informations, me rendant très souvent en suisse,dans la région de genève (P-M.P)
Malgré ne pas toujours être d’accord sur le fond de certains de vos articles,en tant que suisse de l’étranger depuis 41 ans, je consulte swissinfo toutes les semaines et considère que vous faites un travail extraordinaire. Plutôt que de détruire quelque chose qui marche et qui marche même très bien,
il serait plus intelligent de récupérer ce qui reste encore de tous nos trous noirs (swissair,expo 02,B.C.V.,B.C.G., …etc…) ou de mettre en prison les responsables! On veut économiser des centimes en perdant de vue les francs ! «Basta» de rouler la Suisse dans la farine! Bravo a la commission de politique extérieure de la chambre basse. Avec parfaite considération, (A.P.G.)
Bravo pour la remise en question de la décision de la SSR par Mme Calmy-Rey et M. Deiss (…) (J.D.)
Il y a dans les instances dirigeantes de la SSR une pitoyable «Idée suisse» de la Suisse. Ces gens sans culture et sans éthique doivent être écartés au plus vite. Tout doit être mis en oeuvre pour sauver Swissinfo qui est un superbe outil d’information, non seulement pour les Suisses de l’étranger, mais pour les lecteurs du monde entier ainsi que pour les Suisses de Suisse qui le consultent tous les jours. Pour une fois bravo à une commission parlementaire qui désapprouve une si lamentable décision. Nous avons laisser brader Swissair, ils ne feront pas de même avec Swissinfo qu’il nous faudra préserver de l’imbécillité de soi-disant experts en économie. Vive Swissinfo. (J.F.)
Courage, tenez bon. je ne comprends pas ce démantèlement déplorable. C’est une politique de nivellement par le bas. (A.)
COURAGE! et battez-vous! Vous n’êtes pas seuls. (V.J)
Allo? Allo la Suisse? De ses premiers pas en 1935 à sa fermeture à la fin 2004, le Service suisse des ondes courtes pour la diffusion des programmes à l’étranger devenu depuis lors Radio Suisse Internationale (RSI) a cessé d’émettre. Désormais, une plate-forme multimédia et plurilingue (www.swissinfo.org) a repris le relais.
Ayant acquis ses lettres de noblesse pendant la Seconde guerre mondiale et la Guerre froide, RSI s’est imposée comme une voix neutre et objective. En 1999 encore, Jean-Claude Cluzel, alors Directeur de Radio France Internationale (RFI), me confiait, qu’à ses yeux, RSI avait des programmes et une qualité de l’information de meilleure facture que RFI, notamment pour ce qui concernait le continent africain. La fin de la Guerre froide et l’avènement des nouvelles technologies de l’information ont sonné le glas de RSI.
La Suisse est devenue aphone dans le concert des nations radiophoniques et pour bons nombres de leurs habitants. En dépit du succès du site Internet de swissinfo, la fermeture de RSI est une erreur. On le sait, l’apparition d’un média ne fait pas disparaître les anciens. Ils sont complémentaires. Les journaux n’ont pas disparu avec l’introduction de la radio et cette dernière avec l’avènement de la télévision. Ni la BBC en Grande Bretagne, ni RFI en France et encore moins Voice of America aux Etats-Unis n’ont été supprimé même si toutes se sont dotées parallèlement d’un site Internet multimédia.
Selon l’ONU, le nombre d’internautes a bien augmenté dans les pays en voie de développement ces dernières années. Mais en Afrique, en 2002, seuls 85 habitants sur 10’000 disposaient d’un accès à la toile. En Inde, ce chiffre est de 68. À titre de comparaison, il y avait en 2001, 4932 connectés sur 10000 habitants en Amérique du Nord et 1805 en Europe. La radio, dans les zones rurales, la télévision, dans les centres urbains, restent, et de très loin, les principales sources d’information et de culture des hommes et des femmes de par le monde. Elles sont également les plus accessibles, même aux personnes illettrées.
Il y a cinq ans encore, le Conseil fédéral estimait que RSI faisait un « usage judicieux des subventions fédérales » et affirmait que « les ondes courtes resteront importantes ces prochaines années pour les Suisses de l’étranger (Ndlr: plus de 8 % de la population) tout comme pour les pays en développement ». Comment la Suisse a-t-elle pu, en si peu de temps, se saborder en se privant d’un instrument si nécessaire à son rayonnement international, notamment auprès des moins fortunés ? (D.B.)
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