Le tennis suisse joue gros à la Fed Cup
Le tennis professionnel peut rapporter des millions de dollars. Aux joueurs, aux sponsors, à la télévision…
Mais il peut aussi être source de déficits: Swiss Tennis en fait régulièrement l’expérience avec l’équipe de Suisse engagée en Fed Cup.
Victorieuse d’Israël le week-end passé à Winterthour, l’équipe de Suisse réintègrera donc le groupe mondial de la Fed Cup en 2004. Quelque 24 mois après l’avoir quitté.
Ce retour dans le giron des seize meilleurs pays de la planète n’est pas en soi une surprise. Bien au contraire. Avec trois joueuses dans le Top 100, la Suisse se devait de faire partie de l’élite.
Histoire de renflouer aussi les caisses de Swiss Tennis. Qui ne se portent pas comme un charme.
Un fond qui s’épuise
«La Fed Cup n’attire que peu de sponsors», regrette Christine Ungricht, la présidente de Swiss Tennis. «Les prize-money accordés par la Fédération internationale sont modestes.»
Du coup, c’est souvent la Fédération suisse qui doit mettre la main au porte-monnaie. Dernier exemple en date: l’organisation du match de barrage contre Israël a coûté au bas mot 10’000 francs.»
«Depuis une dizaine d’années, nous avons un fond réservé pour la Fed Cup mais aussi la Coupe Davis», explique la présidente. «Mais il a tendance à se tarir.»
Le danger guetterait-il les deux équipes de Suisse? «Les retirer de ces deux compétitions serait évidemment la plus mauvaise solution», affirme Christine Ungricht.
«Elles sont une excellente vitrine pour la promotion du tennis helvétique. En revanche, Swiss Tennis va demeurer raisonnable d’un point de vue financier. Il est hors de question de crouler sous les dettes.»
Aujourd’hui, il n’y a pas encore péril en la demeure. Loin de là. Les issues heureuses existent. En accueillant par exemple un adversaire huppé l’année prochaine, comme en 1998 lors de la venue des Françaises à Sion.
Le tirage au sort, qui aura lieu à la fin du mois de novembre, est attendu avec impatience du côté de Swiss Tennis. Avec le secret espoir de recevoir les Etats-Unis ou la Belgique.
swissinfo, Raphael Donzel
L’Allemagne, l’Argentine, l’Australie, l’Autriche, la Croatie, le Japon, la République tchèque et donc la Suisse ont remporté leur match de barrage.
Ces huit équipes joueront dans le groupe mondial en 2004 en compagnie de la Belgique, l’Espagne, les Etats-Unis, la France, l’Italie, la Russie, la Slovaquie et la Slovénie.
Quatre pays sont encore en course pour le titre 2003 : la Belgique, les Etats-Unis, la France et la Russie.
– L’équipe de Suisse de Fed Cup 2003 est composée de Patty Schnyder (WTA 19), Emmanuelle Gagliardi (WTA 61) et Myriam Casanova (WTA 97).
– Il y a 12 mois, les Suissesses s’étaient inclinées contre la Suède lors des play-out du groupe mondial et étaient reléguées dans la zone Europe/Afrique I.
– En avril de cette année, à Estoril (Portugal), elles ont remporté leurs quatre rencontres des qualifications de la zone Europe/Afrique I (contre l’Estonie, le Luxembourg, la Biélorussie et les Pays-Bas).
– Le week-end passé, à Winterthour, le team de l’entraîneur Zoltan Kuharszky s’est défait facilement d’Israël (victoire 4-1) lors du match de barrage de promotion/relégation et retrouvera ainsi le groupe mondial en 2004.
– La Suisse pointe actuellement au 15e rang du classement de la Fed Cup. Loin derrière la Slovaquie (1re), la Belgique (2e) et l’Espagne (3e).
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