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Les Suisses ont des «Bleus» à l’âme

L'action du premier des deux buts français, mercredi au Stade de Genève. Keystone Archive

Emmenés par le magicien Zinedine Zidane, les Français ont donné une leçon de football aux Suisses à Genève.

Trop forts, les coqs ont semé le doute dans l’esprit des joueurs de Köbi Kuhn avant leur match décisif dans la course à l’Euro 2004 en Russie.

Même si la 32e confrontation entre Suisses et Français qui a eu lieu mercredi soir à Genève était marquée du sceau «amical», les champions du monde (1998) et d’Europe (2000) ont pris un malin plaisir à ridiculiser leur «petit» voisin.

Supérieurs dans tous les compartiments de jeu, les Français ont évolué dans une autre galaxie, dirigés de main de maître par leur chef d’orchestre Zinedine Zidane.

Le génial «Zizou» qui a une fois encore prouvé – si besoin est – qu’il était bien le meilleur joueur de football de la planète à l’heure actuelle. Les Suisses, eux, ont couru.

«Nous pouvons tous être satisfaits de ce match de reprise. Nous avons été performants dès le début de la rencontre et cela prouve que nous sommes prêts avant les échéances capitales à venir», déclarait simplement la star du Real de Madrid avant de grimper dans son avion privé pour rejoindre l’Espagne.

«L’équipe de Suisse est bien classée et nous savions qu’elle pouvait nous poser des problèmes. C’est pour cette raison que nous les avons pressés très haut et que nous nous sommes appliqués à la récupération», expliquait pour sa part Thierry Henry.

Et l’avant du club anglais d’Arsenal d’ajouter: «C’était très difficile pour eux. Mais je m’attendais à davantage de résistance tout de même.»

Dans leurs petits souliers

Il n’était pas le seul à le penser. En tête de son groupe qualificatif dans la course à l’Euro 2004 alors qu’il ne reste que deux matches, l’équipe de Suisse donnait depuis plusieurs mois l’impression d’avoir élevé de manière significative le niveau de son jeu.

Les 90 minutes face aux Français ont suffi à mettre en évidence des carences et la différence de niveau qui la sépare des meilleurs.

«On a vu nos limites, admet le milieu de terrain suisse du PSV Eindhoven Johann Vogel. Ce que l’on pouvait faire et ne pas faire. Nous avons tenté de jouer au mieux, mais face à de tels adversaires, il faut reconnaître que c’est bien difficile.»

Privés d’Hakan Yakin (cf. encadré), acculés, baladés, les Suisses n’ont jamais trouvé de solutions susceptibles de contrecarrer la marche victorieuse du groupe France.

Ce match test tant attendu s’est transformé en piège avec en prime, un bien mauvais coup au moral. Pas sûr dès lors que cette leçon de football et d’humilité vienne à point nommé pour les internationaux à croix blanche, avant le déplacement en Russie.

Le regard tourné vers la Russie

Pas sûr non plus que l’entraîneur Köbi Kühn puisse se baser sur cette rencontre pour trouver la formation idéale à aligner en Russie, en l’absence de son génial petit numéro dix.

«Il ne faut pas brûler ce qui a été fait jusqu’ici», relativise cependant son assistant Michel Pont.

«Nous n’avons jamais eu la prétention d’évoluer au niveau des Français. Et si nous avons accepté de jouer contre la France, c’est aussi pour permettre au groupe de progresser mentalement. C’était un match amical. Les choses sérieuses, c’est pour dans trois semaines.»

Et heureusement, les Russes n’évoluent pas dans le même registre que les Français. Ne reste qu’à espérer que les «Bleus» à l’âme récoltés par les Suisses au stade de Genève mercredi auront disparu le 10 septembre à Moscou.

swissinfo, Mathias Froidevaux

Mercredi, l’équipe de Suisse de football a perdu 2 à 0 contre la France en match amical.
Depuis 1905, la Suisse et la France se sont affrontés à 32 reprises.
Les Suisses se sont imposés douze fois.
Les Français quatorze fois.
Les deux équipes ont fait match nul à six reprises.

– Bien placés dans la course qualificative à l’Euro 2006 au Portugal, l’équipe de Suisse doit encore disputer deux rencontres, en Russie en septembre, et contre l’Eire à Bâle en octobre.

– Afin de préparer au mieux ces deux échéances capitales, l’entraîneur suisse Köbi Kuhn avait choisi d’affronter les champions du monde de 1998 et champion d’Europe en titre.

– Devant 30’000 spectateurs et privés d’Hakan Yakin, les Suisses se sont inclinés 2 à 0 et ont surtout pu mesurer l’écart qui les sépare du niveau de leurs prestigieux voisins.

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