Stéphane Henchoz… entre son club et son pays
Victime d'une déchirure musculaire, Stéphane Henchoz a assisté à l'exploit bâlois et à la déroute des «Reds» des tribunes du stade Saint-Jacques.
Abattu, le défenseur fribourgeois de Liverpool se réjouit tout de même pour le football suisse.
swissinfo: Vous connaissiez bien le FC Bâle, vous attendiez-vous à voir votre équipe être menée 3 à 0 après une demi-heure de jeu?
Stéphane Henchoz: Je ne m’attendais vraiment pas à une telle issue. C’était un scénario de folie pure pour nous. Au match aller déjà, à Anfield Road, c’était insensé. Avec le nombre de tirs qui ont terminé leur course sur les poteaux bâlois et un match qui se termine sur le score de 1 à 1.
Et puis mardi soir, rebelote. Avec, à la mi-temps, cette avance rhénane de trois buts. Il n’y pas grand-chose à dire.
Comment jugez-vous cette équipe bâloise?
S.H.: Les joueurs du FC Bâle ont su démontrer qu’ils formaient une bonne équipe. Ils ont réussi à marquer lors de chacune de leurs rencontres européennes. Ils ont à chaque fois bien joué. Et ont su provoquer la chance comme contre nous à Liverpool où nous avons manqué le coche.
Que représente cette élimination pour Liverpool?
C’est dur. Pour nous c’est vraiment un grand choc. Nous n’avons jamais pensé pouvoir être éliminés à ce stade de la compétition. Nous devons digérer cet échec. Maintenant c’est Bâle qui passe à notre place, tant mieux pour le football suisse.
Une qualification de l’équipe bâloise pour la seconde phase de la Ligue des Champions, est-elle le signe d’un changement de mentalité dans le football suisse?
S.H.: Les Bâlois m’ont vraiment surpris au niveau mental. Car c’est à ce niveau que se jouait une telle rencontre. Il y a, certes, de très bons joueurs dans cette équipe. Mais je n’ai jamais pensé qu’avec la pression inhérente à ce genre de partie ils arriveraient à jouer si bien.
L’effet Gross?
S.H.: C’est vraiment un entraîneur qui a énormément de qualités. Il a su leur transmettre un esprit de gagneurs. Ils vont sur le terrain et ils ne se posent pas de questions. Sans avoir beaucoup d’expérience en Ligue des Champions, ils ont su gérer cela de manière optimale.
Jusqu’ou les Bâlois peuvent-ils aller?
S.H.: Lors de la seconde phase ils vont avoir à jouer contre de très très «grosses» équipes. Ils ont démontré lors du premier tour qu’ils étaient capables de rivaliser avec tout le monde. Je leur souhaite bonne chance. Mais cela va être très difficile.
L’exploit bâlois peut-il rejaillir sur les performances de l’équipe nationale?
Dans les trois matches qu’elle a joué l’équipe de Suisse a montré qu’elle avait aussi du caractère. Aller gagner en Irlande en est une preuve probante. Pour l’instant tout se passe bien. Pourvu que cela dure.
swissinfo, propos recueillis à Bâle par Mathias Froidevaux
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative
Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !
Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.