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Tour de Suisse cycliste: passage obligé pour Dufaux

Laurent Dufaux, à l'arrivée du 54e Tour de Romandie, le 6 mai dernier. Keystone

Le petit grimpeur Vaudois sera au départ de la boucle nationale mardi prochain à Uster. Il parle de sa préparation, de ses ambitions mesurées, du juste milieu à trouver avant le Tour de France, son objectif prioritaire.

Mardi prochain à Uster, dans la région zurichoise, le Vaudois Laurent Dufaux, 31 ans, prendra le départ du Tour de Suisse. Son quatrième depuis 1991, année où il a passé professionnel. Il avait alors terminé à une heure du Belge Luc Roosen. Puis, pour sa deuxième participation, il avait abandonné, malade, en 1998. Douze mois plus tard, il venait «mourir» au pied du podium (Casagrande, Jalabert, Simoni)!
«Dans le cadre de ma préparation au Tour de France – mon deuxième objectif de la saison après le Tour de Romandie – le Tour de Suisse est un passage obligé», explique le Vaudois, qui sort du Tour d’Allemagne (9e à 2’41’’ de l’Espagnol Plazza).

«Ce Tour d’Allemagne, je l’ai abordé uniquement pour renouer avec la compétition. Car au sortir du Tour de Romandie, je me suis accordé une pause active de deux semaines et demie. La seconde semaine, j’ai surtout roulé sur les cols – La Croix, le Pillon, Les Mosses – afin de retrouver le coup de pédale sur ce terrain. J’ai également roulé derrière moto pour acquérir du rythme.»

De son Tour d’Allemagne, le citoyen d’Ollon est rentré avec un léger point de bronchite. «Ce qui a nécessité une mise sous antibiotiques afin de pallier à toutes éventualités pouvant compromettre la suite de la saison.»

Athlète de petit gabarit (59 kilos pour 168 centimètres), Dufaux exprime ses qualités dès que la route s’élève. «Sur le papier, ce Tour de Suisse me paraît être le plus dur de ces dernières années. Je l’aborde avec des ambitions mesurées, en fonction du Tour de France. Mais c’est une course qui me motive particulièrement du fait que je cours chez moi. Je dois donc trouver le juste milieu», poursuit le grimpeur de la «Saeco».

Cette semaine, le double vainqueur du Dauphiné Libéré (1993 et 1994) ira reconnaître les points névralgiques du Tour de Suisse, tels l’arrivée en côte de Verbier, le contre-la-montre de Sierre, le final de Fribourg avec le passage de Lorette, la grande étape des trois cols (Nuffenen, Gothard, Furka) avec départ et arrivée à Ulrichen, aux confins de la vallée de Conches.

Entouré du champion de Suisse, Armin Meier, de l’Espagnol Atienza, né à Moudon, des Italiens Salvatore Commesso – trois de ses équipiers au Tour de France – de Massimiliano Mori, Alessio Galletti et autre Francesco Secchiari, Dufaux peut rêver de podium, jeudi 22 juin à Baden. «Si l’opportunité se présente…», lâche-t-il encore.

Pierre-Henri Bonvin




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