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Mühleberg

Aujourd’hui en Suisse

Bonjour à vous, Suisses du monde,

C’est Marc-André à Berne, à quelques kilomètres de la centrale nucléaire de Mühleberg, qui va cesser de tourner ce vendredi 20 décembre. Ce n’est pourtant pas la plus ancienne, mais c’est le premier pas vers la sortie de l’atome, acceptée par le peuple avec la Stratégie énergétique 2050.

Il sera aussi question d’avions de combat, d’une navette spatiale pour rire et d’une histoire nettement moins drôle, qui nous ramène aux années sombres de la Seconde Guerre mondiale.

Bonne lecture,


Mühleberg
© Keystone / Christian Beutler

La centrale nucléaire de Mühleberg s’arrête ce 20 décembre – à 12h30. Ce n’est pourtant pas la plus vieille de Suisse. Les exploitants avancent des raisons économiques et non de sécurité.

En 47 ans, Mühleberg a produit 3000 gigawattheures d’électricité par an. Soit environ 5% des besoins de la Suisse. Pour garantir l’approvisionnement après son arrêt, la société BKW peut obtenir du courant sur le marché européen. Elle investit avant tout dans des parcs éoliens dans les pays voisins et en Scandinavie.

Après Fukushima, la Suisse a décidé de sortir du nucléaire. Les quatre réacteurs qui vont lui rester sont tous destinés à s’arrêter d’ici 25 ans au plus.

Le démantèlement de Mühlberg durera 15 ans, coûtera 2,1 milliards de francs et laissera 6000 tonnes de déchets radioactifs, à stocker provisoirement en attendant un dépôt définitif qui n’existe toujours pas.

  • L’article de mon collègue Peter Siegenthaler
  • La vidéoLien externe de la RTS sur le démantèlement de la centrale
  • Vendredi dès 8h30, suivez l’arrêt de la centrale en direct sur le blog de Keystone-ATS


FA-18
Keystone / Dominic Favre

Le Parlement s’est mis d’accord sur une enveloppe de 6 milliards pour de nouveaux avions de combat. Il aura fallu recourir à une conférence de conciliation, procédure de la dernière chance quand trois navettes entre les deux Chambres ne permettent pas d’éliminer les divergences.

Les élus ont finalement trouvé un compromis sur les affaires compensatoires. Les entreprises étrangères qui obtiennent des mandats dans le cadre de l’acquisition doivent compenser 60% de la valeur du contrat en Suisse.

Le long chemin ne fait donc que (re)commencer. Il va falloir choisir un modèle et passer par toutes les étapes législatives, pour risquer finalement de se heurter à un référendum, comme celui qui avait fait capoter en mai 2014 l’achat du Gripen suédois.

L’achat d’avions de combat n’a jamais été chose simple en Suisse. Depuis les Messerschmitt allemands des années 40, et les Mirages des années 60, pratiquement toutes les acquisitions ont tourné au mélodrame.

  • L’articleLien externe de la RTS, avec le suivi de la session
  • En 2017, un film racontait la défaite du Gripen dans les urnes. J’avais rencontré son réalisateur Frédéric Gonseth
  • L’article de mon collègue Urs Geiser, qui rappelait en 2014 pourquoi il n’est jamais simple en Suisse d’acheter des avions militaires.
Navette impériale
KaPo Bern

À défaut d’avions, pourra-t-on se rabattre sur une navette impériale de StarWars? On en croise parfois sur la Place fédérale, selon une vidéo en train de devenir virale de la Police cantonale bernoise.

Ce n’est pas le 1er avril, mais c’est quand même un gag (non? pas possible?…) Deux pandores de la capitale en train de verbaliser avisent soudain le rutilant engin posé devant le Palais fédéral.

Verboten ! Naturellement. Et les deux courageux agents ne manquent pas de le signifier au troopers alignés dans leurs armures immaculées. Car la Force est avec eux.

Au départ, ce clip de fin d’année était à usage interne. Mais ses auteurs ont vu qu’il passait bien auprès du public. Son succès les a même surpris.

fotografia per passaporti
Conservées dans une enveloppe au nom de Chaim Eiss aux Archives fédérales à Berne, dix feuilles avec des photos passeport collées. Chaim Eiss, tailleur à Zurich, fait partie du réseau de soutien aux fuyards juifs. Les photos seront confisquées par la police suisse en 1943. Les personnes photographiées n’obtiendront pas de passeport et n’ont probablement pas survécu à l’holocauste. Schweizerisches Bundesarchiv, Bern

La Suisse n’a pas fait que refouler des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle en a aussi sauvé – mais pas tous gratuitement. Un chapitre peu connu de notre histoire récente, où il est question de passeports, de profiteurs et de policiers.

Dans les années brunes, avoir le bon passeport pouvait décider de votre vie. Ceux des pays neutres d’Amérique latine étaient très recherchés, et on en trouvait facilement en Suisse.

À lui seul, le consul honoraire du Paraguay en Suisse en a délivré des milliers, mais pas pour rien. Il prenait généralement 500 francs par passeport. Et certains vendaient leurs services encore bien plus cher.

Une exposition du Musée juif de Bâle retrace cette histoire peu connue. Elle fera prochainement l’objet d’un catalogue, rempli des émouvantes photos de ceux qui s’en sont sortis et aussi de ceux qui ont quand même fini dans les camps de la mort.

  • La galerie de photos de l’exposition, compilée par mes collègues Andrea Tognina et Helen James
  • Une vidéo de ma collègue Julie Hunt sur les pages sombres et aussi sur le courage des justes dans la relation entre la Suisse, la guerre et les juifs

🎄 CALENDRIER DE L’AVENT 🎄Jusqu’à Noël, nous vous offrons chaque jour une spécialité d’un canton différent. Un petit morceau de Suisse, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez.

Aujourd’hui nous vous faisons découvrir le plus fleuri des gâteaux, venu de Glaris. 🌺🥧

Pour la recette, c’est ici. Bon appétit!

Et le calendrier complet est ici.

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