Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses de l'étranger,
Cheops est en orbite! Après un retard de 24 heures en raison d'un problème de logiciel, le télescope a décollé sans encombre et s'est installé quelques heures plus tard à 700 km de la terre.
Autre événement marquant: des djihadistes suisses emprisonnés en Syrie ont pu être interviewés. Et ils font preuve de peu de remords.
Bien du plaisir,
Le suspense a pris fin ce matin: le problème technique de la veille résolu, le télescope Cheops a pu s’élancer dans l’espace. Il a atteint son orbite à 12h19 (heure suisse).
Cheops est en grande partie une réalisation suisse, en collaboration avec dix autres pays. Son décollage s’est déroulé sans encombre depuis la base de Kourou, en Guyane française. Le départ a été retardé de 24 heures en raison d’un problème de logiciel.
Le télescope est désormais en orbite à 700 km au-dessus de la terre. Il y restera durant trois ans et demi pour scruter la galaxie et tenter d’apporter de nouvelles connaissances sur les exoplanètes.
- Notre article sur ce décollage avec des vidéos
- Le sujet de la Radio Télévision suisseLien externe sur le lancement de Cheops
- Notre dossier sur la recherche de nouveaux mondes dans l’espace
Après une nouvelle attaque de fourgon dans le canton de Vaud, les convoyeurs de fond et les politiciens exigent des mesures contre la criminalité transfrontalière.
Le 2 décembre, un fourgon qui transportait de l’argent liquide a été braqué à Daillens, dans le canton de Vaud. Le sixième en deux ans. Un débat urgent sur cette nouvelle criminalité transfrontalière s’est tenu aujourd’hui au Parlement suisse.
Le gouvernement a rappelé que la criminalité a fortement diminué ces dernières années et a reconnu que ces braquages particulièrement violents étaient une tendance récente. Mais il refuse de modifier la loi.
Ce n’est pas par hasard si les criminels venus des pays voisins ciblent ce genre de convois: pour remplir les bancomats suisses, les convoyeurs de fonds doivent rouler de jour comme de nuit. Mais les véhicules lourds, donc les fourgons blindés, sont bannis des routes suisses entre 22h et 5h car ils sont trop bruyants.
L’argent est alors déplacé dans des camionnettes, plus faciles à braquer.
- Pour tout comprendre sur le convoyage de fonds en Suisse et les braquages récents, l’article de ma collègue Katy Romy
- Des braqueurs repentis témoignent des lacunes du système suisse sur le site de la RTSLien externe
Plus
Les djihadistes suisses semblent avoir peu de remords. Trois d’entre eux ont pu être interviewés dans leurs prisons kurdes en Syrie.
Le journaliste turco-kurde Serkan Demirel a pu filmer ses entretiens avec les trois jeunes hommes partis faire le djihad en 2015. Les deux Vaudois et le Genevois sont détenus dans des prisons de fortunes et surpeuplées, dans des conditions déplorables.
Ces combattants de l’État islamique minimisent leur implication dans le conflit et n’ont pas perdu l’espoir d’être rapatriés en Suisse. L’un d’eux affirme même qu’il travaillait comme physiothérapeute dans des hôpitaux et qu’il ne regrette pas d’être venu en Syrie.
Seul l’un des trois prisonniers fait preuve de remords. Il fait savoir à sa famille qu’il est sincèrement désolé d’avoir rejoint l’État islamique et qu’il est prêt à payer pour ses erreurs.
- Le quotidien 24 Heures a analysé le contenu des entretiens avec les djihadistes (article payantLien externe)
- Quelques extraits de ces vidéos sur le site de la Télévision Suisse Alémanique SRFLien externe
- Notre article sur les peines légères infligées en Suisse aux rapatriés de l’État islamique
Des arrangements entre un journal suisse et la Chine font réagir. La Weltwoche, publication ancrée très à droite, offre une large place au régime communiste dans ses colonnes.
L’ambassadeur de Chine en Suisse signe une tribune libre une fois par mois dans l’hebdomadaire. Il propose également à des entreprises détenues par des Chinois en Suisse de financer la publication d’annonces dans la Weltwoche. Des arrangements révélés par le quotidien zurichois Neue Zürcher Zeitung.
Le dirigeant et rédacteur en chef de la Weltwoche, Roger Köppel, est aussi membre du parti conservateur UDC. Malgré son ancrage très à droite de l’échiquier politique, il a développé un intérêt particulier pour la Chine. En automne 2018 déjà, son magazine publiait un numéro spécial faisant l’éloge de l’État communiste.
- L’article original de la NZZLien externe sur les liens entre la Weltwoche et la Chine (en allemand)
- Un résumé de cette polémique en français sur le site bonpourlatete.comLien externe
- Le site internet de la WeltwocheLien externe
Depuis le 5 décembre, une grève générale paralyse la France. Cheminots, enseignants, fonctionnaires, avocats ou encore magistrats et soignants manifestent contre l’instauration d’un système universel de retraites par points.
La grève est particulièrement suivie par les cheminots et, au 13e jour de mobilisation, le trafic ferroviaire est toujours très perturbé.
En tant que Suissesses et Suisses de l’étranger, que pensez-vous de cette grève? Si vous résidez en France, quel impact a-t-elle sur votre quotidien et surtout, risque-t-elle de compromettre vos fêtes de fin d’année?
Faites-nous part de votre ressenti, sur FacebookLien externe ou directement ici.
🎄 CALENDRIER DE L’AVENT 🎄
Jusqu’à Noël, nous vous offrons chaque jour une spécialité d’un canton différent. Un petit morceau de Suisse, quel que soit l’endroit du monde dans lequel vous vous trouviez.
Aujourd’hui, gare à vos dents si vous décidez de goûter cette spécialité lucernoise… 🍪👄 Ma collègue Melanie Eichenberger a pris ce risque pour vous.
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