Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,
C’est Olivier à Berne.
Mieux vaut prendre son mal en patience, mais aujourd’hui encore, l’actualité du jour est pratiquement entièrement marquée par la crise sanitaire du coronavirus.
En Suisse comme ailleurs, l’ambiance est à la sinistrose. Un petit message d’espoir tout de même: pour la première fois, aucun nouveau cas de coronavirus n’est apparu en Chine et deux villages italiens l’ont éradiqué.
Courage et bonne lecture.
La pandémie de coronavirus provoque un véritable choc parmi la population, tant en Suisse que dans les autres pays industrialisés. C’est peut-être parce que dans ces pays, on pense que la médecine moderne a éloigné à tout jamais ce genre de fléaux. Mais un regard rétrospectif montre que le danger épidémique n’est jamais très éloigné.
Les épidémies provoquent un grand stress dans une partie de la population. C’est une peur presque immémoriale, liée à des souvenirs collectifs tragiques, comme la Grande Peste, qui avait tué au moins un tiers des Européens au moyen-âge.
Le moyen-âge, c’est bien loin, pourrait-on se dire. Depuis la médecine et l’hygiène ont accompli de tels progrès que les épidémies sont devenues rares, en Europe tout du moins. Cependant, le regard de l’historien montre que la Suisse n’a pas été épargnée au cours du siècle écoulé.
Le cas le plus connu, c’est bien sûr grippe espagnole, qui a fait des ravages à la fin de la Première Guerre mondiale. Mais bien plus récemment, en 1963, la célèbre station de Zermatt, en Valais, était toujours par une épidémie de typhus. Les animaux peuvent également être touchés. Ainsi, bien avant la crise du coronavirus, des votations fédérales avaient déjà dû être annulées en 1951 en raison d’une épizootie de fièvre aphteuse.
- L’article de notre correspondant Olivier Grivat sur le typhus à Zermatt
- La convalescence de Zermatt après l’épidémie de typhus dans les archivesLien externe de la RTS
- Il y a un peu plus d’un an, la Suisse se commémorait le centenaire de la Grippe espagnole
La pandémie de coronavirus ne représente pas un danger pour l’approvisionnement alimentaire des Suisses. Les réserves sont suffisantes et le virus n’a aucune prise sur les plantes et les animaux. Certes, mais il existe tout de même quelques petits inconvénients.
Bon nombre d’agriculteurs suisses craignent de manquer de bras dans les semaines à venir. En effet, les restrictions dues à la pandémie rendent plus compliqué le recrutement de travailleurs saisonniers.
Or le pic d’activité de l’agriculture est pour bientôt, dès avril ou mai. On compte alors entre 20’000 à 30’000 travailleurs saisonniers dans les cultures suisses.
Mais si l’agriculture peine à suivre, il sera toujours possible de compter sur les légumes du potager. Là aussi, ce n’est pas si simple. Le moment de planter s’approche, mais les jardineries du pays sont fermées, comme tous les autres commerces non alimentaires. Il ne reste plus aux jardiniers amateurs qu’à faire pousser des graines ou à acheter leurs plantons en ligne.
- L’inquiétude des agriculteurs suisses sur le site de RTS InfoLien externe
- Un articleLien externe du Matin consacré à la «dépression au-dessus du jardin»
- Pas de panique: la Suisse dispose de réserve pour les situations de crise, comme l’expliquait récemment un article de notre collègue Samuel Jaberg
Pour achever ce tour d’horizon sur le front du coronavirus, je vous propose l’article que swissinfo.ch actualise chaque jour. Vous y découvrirez les tout derniers éléments concernant l’évolution de la situation sanitaire en Suisse.
Parmi le flot d’informations, le fait saillant à mettre en exergue aujourd’hui est la réduction de l’offre des chemins de fer suisses (CFF). Les trains – ce moyen de transport que les Suisses adorent – roulent désormais souvent presque à vide.
L’annonce de cette réduction – qui sera réalisée dès demain en trois étapes – a été faite par le directeur de CFF en personne lors d’une conférence de presse tenue au centre des médias du Palais fédéral à Berne. «C’est le plus grand changement d’horaire de l’histoire des transports publics en Suisse», a indiqué Andreas Meyer.
- L’article actualisé de swissinfo.ch sur la situation en Suisse
- La réduction de l’offre des CFF sur le siteLien externe de RTS Info
- Le fil des événementsLien externe heure par heure sur le site de RTS info
Et pour terminer ce tour d’horizon de l’actualité du jour, voici, comme je vous le promettais hier, une nouvelle positive et qui n’a rien à voir avec le coronavirus (ce qui soit dit en passant n’est pas facile à trouver). Le célèbre chanteur pour enfants Henri Dès reprend sa guitare.
Dès aujourd’hui, le chanteur de 79 ans chantera en direct sur Facebook à 18h (heure suisse). Victime d’un malaise cardiaque il y a quatre mois, Henri Dès indique aller beaucoup mieux.
Henri Dès est une véritable star de la chanson pour enfant. Il est notamment très connu en France, où plusieurs écoles portent son nom.
- La nouvelleLien externe du retour d’Henri Dès sur le site du quotidien 20 Minutes
- La même nouvelle – avec interview de l’artiste – sur le site du MatinLien externe
- La page FacebookLien externe d’Henri Dès
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