Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, Suisses du monde,
Elle était attendue. La stratégie de sortie de la crise du coronavirus du gouvernement a été dévoilée cet après-midi.
Elle se fera en trois étapes: coiffeurs, physiothérapeutes, jardineries et médecins seront les premiers à pouvoir reprendre leurs activités dès le 27 avril. Mais la population est invitée à continuer à respecter les distances sociales pour éviter un retour en arrière.
Bonne lecture,
«Nous voulons éviter de mettre en danger ce que nous avons atteint aujourd’hui, notamment grâce au grand soutien de la population.» Ce sont les mots choisis par la présidente de la Confédération Simonette Sommaruga pour présenter le plan de sortie de crise du Covid-19 entre trois étapes du gouvernement.
Les mesures de semi-confinement seront progressivement assouplies en Suisse. Certains commerces et les médecins reprendront leurs activités le 27 avril, les écoles obligatoires le 11 mai, les écoles supérieures et lieux de divertissement le 8 juin.
Les mesures d’éloignement social et d’hygiène restent d’actualité et gardent toute leur importance. Les personnes vulnérables doivent continuer de rester à la maison.
- La stratégie du Conseil fédéral en détail sur swissinfo.ch
- Notre dossier spécial coronavirus
- Les chiffres sur la progression de l’épidémie en Suisse
En ces temps de confinement, se risquer à traverser les frontières pour une raison ou pour une autre peut être à vos risques et périls. Les douaniers se montrent intransigeants, brandissant la menace d’une amende ou d’une plainte pénale.
Un père séparé a écopé d’une amende en rentrant en Suisse, après avoir rendu visite à sa fille de 11 ans en Allemagne. Ce dernier a adressé une pétition à la ministre de Justice et Police Karin Keller-Sutter.
Ce n’est pas un cas unique. Le secrétariat d’État aux migrations (SEM), qui centralise les questions en la matière, croule sous les plaintes et les demandes d’explications. «Nous recevions tellement de demandes que nous avons décidé de mettre en place une helpline», a expliqué la porte-parole du SEM Katrin Schmitter jeudi à la RTS.
Le gouvernement a d’ailleurs décidé de désormais sanctionner le tourisme d’achat transfrontalier d’une amende de 100 francs.
- Lire l’articleLien externe de la RTS sur le sujet
- La HelplineLien externe concernant le refus d’entrée du Secrétariat d’État aux migrations
- Sur la fermeture des frontières, lire l’interview de Gilles Grin, directeur la Fondation Jean Monnet pour l’Europe
Difficile à vivre pour tout le monde, le confinement peut représenter une source d’angoisse supplémentaire pour les personnes en situation de handicap. Un véritable défi pour les institutions qui les accueillent.
«Les résidents ont leurs habitudes, il est extrêmement important pour eux d’avoir des rituels, des repères pour structurer leur quotidien. L’épidémie a tout bouleversé», explique Dominique Praplan, directeur de la Fondation Eben-Hézer Lausanne, dans le journal Le Temps. Les règles d’hygiène, la suppression des visites et des sorties n’ont pas été faciles à vivre pour les personnes en situation de handicap qui vivent en institution.
Les personnes qui fréquentaient des foyers à la journée sont retournées dans leur famille. C’est le cas de Vincent, 25 ans, atteint de trisomie 21. «Certes, la charge de travail est plus intense depuis qu’il est à la maison durant la journée, mais on est habitués», témoigne sa mère, Jocelyne Gallay.
- Lire l’articleLien externe du journal Le Temps
- (Re)lire mon article sur le film «Alexia, Kevin & Romain», trois jeunes en situation de handicap en quête de liberté
- (Re)lire l’histoire de Manarekha, qui souffre d’un retard cognitif
Derrière les portes closes des musées de la capitale française confinée, l’art continue à vivre. Trois artistes suisses exposent (virtuellement) à Paris. Nul besoin de vous déplacer, presque tout est en ligne.
Peut-être passez-vous beaucoup de temps à regarder par la fenêtre en rêvant de déconfinement? Le photographe vaudois Marwan Bassiouni, lui, a regardé par la fenêtre des mosquées aux Pays-Bas. Ces clichés révèlent «la façon dont chaque pays occidental s’approprie l’islam et son architecture, note le photographe».
Le photographe fribourgeois Vincent Levrat signe l’affiche du festival Circulation(s), placardée dans tout Paris, un feu dans un terrain vague. Le Centre culturel suisse de Paris met lui à l’honneur Acoustic Ocean de l’artiste zurichoise Ursula Biemann, une visite en musique et en images des fonds sous-marins de l’océan arctique.
- Lire l’article de notre correspondant à Paris Mathieu van Berchem
- Découvrir le travail de Marwan Bassiouni sur le site du festival Circulation(s)
- Regarder Acoustic OceanLien externe d’Ursula Biemann
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