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Rivière asséchée

Aujourd’hui en Suisse

Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,

C’est Olivier à Berne.

À l’étranger, on pense souvent que la Suisse, avec ses lacs et ses glaciers, dispose de ressources hydriques quasiment inépuisables. Pourtant, la canicule vient rappeler qu’en Suisse aussi, l’eau peut être rare et précieuse. Et encore un sujet lié à l’environnement dans cette dernière sélection de l’actualité de la semaine, avec une gestion particulièrement stricte des déchets à Bâle.

Bonne lecture,

Homme en train de décharger des feuilles de tabac
Keystone / Freddy Gentizon

On ne le sait pas forcément, mais la Suisse est aussi un pays producteur de tabac. La production est certes modeste et ne couvre de très loin pas la consommation locale. Cette culture se rencontre encore dans huit cantons, mais l’essentiel de la production (80%) est réalisé dans la Broye, une région du Plateau suisse partagée par les cantons de Fribourg et de Vaud.

Les récoltes sont en train de commencer dans les champs. Cependant, on peut se demander si cette activité pourra perdurer. En effet, le nombre de producteurs ne cesse de reculer: on en dénombre un peu plus de 130 de nos jours, contre plus de 350 il y a une vingtaine d’années… et plus de 6000 au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

Même modeste, le secteur doit faire face à de vives critiques. Les milieux antitabac dénoncent depuis longtemps l’aspect délétère de ce produit sur la santé. Mais à cette vieille critique d’ordre sanitaire s’ajoutent désormais des préoccupations liées à l’environnement. Lors de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai dernier, l’Organisation mondiale de la santé avait d’ailleurs axé sa campagne sur l’impact «désastreux» de l’industrie du tabac sur l’environnement.

Les milieux agricoles contestent cette critique et dénoncent l’amalgame fait entre les pratiques en Suisse – où les normes sont très sévères, notamment en matière d’utilisation de produits phytosanitaires – et celles rencontrées dans d’autres pays. Par ailleurs, avec 400 hectares dévolus à la production du tabac sur une surface agricole utile d’un million d’hectares, l’impact de cette culture est limité.   

  • ArticleLien externe du quotidien 24 heures consacré une récolte 2022 lancée dans un contexte difficile (lecture gratuite après inscription)
  • En 2015, swissinfo.ch consacrait déjà un reportage sur le tabac, une culture en «éternel sursis»
  • DépêcheLien externe publiée à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac à lire sur le site du Temps
Homme dans une combinaison de protection
Eleni Kougionis

À l’étranger, on pense généralement que la Suisse est un pays très propre. Et même si la situation tend à se dégrader, ce cliché correspond en partie à une réalité. Parfois, cette «obsession» tout helvétique pour la propreté est même poussée très loin, par exemple avec des équipes de «détectives» traquant celles et ceux qui se débarrassent de leurs déchets de manière illégale.

C’est notamment le cas à Bâle, où swissinfo.ch a suivi l’un de ces agents. Une bonne partie des tâches comprend un volet répressif. Il s’agit par exemple d’amender les personnes qui jettent des mégots de cigarette au sol, qui se débarrassent d’objets encombrants dans la rue ou encore qui déversent du verre usagé dans un centre de collecte en dehors des horaires prévus.

Parfois, le travail de ces détectives ressemble à celui de la politique scientifique. C’est le cas lorsqu’ils revêtent des combinaisons et des masques à gaz pour fouiller le contenu de sacs à ordures non conformes. Leur but: y trouver des indices permettant de retrouver l’adresse de personnes qui se sont débarrassées de leurs ordures dans ces sacs.

Ce système de contrôle a été mis en place il y a dix ans pour maintenir la ville propre et les autorités bâloises réexaminent actuellement l’efficacité de ces mesures. Une tâche difficile, tant la notion de propreté peut-être subjective. Ce qui est objectif et quantifiable, en revanche, c’est la quantité de déchets. La Suisse en génère énormément, avec plus de 700 kilos par habitant et par an. En Europe, seuls le Danemark, le Luxembourg et la Norvège en produisent plus.

  • Reportage de swissinfo.ch sur le travail des traqueurs de déchets de Bâle
  • En Suisse, il existe de nombreuses initiatives pour lutter contre le littering, comme le montreLien externe RTS Info
  • ArticleLien externe du quotidien Le Temps soulignant que la Suisse est sur le podium des producteurs de déchets européens
Rivière asséchée
© Ti-press

On peine à imaginer la Suisse à sec. Et pourtant, la canicule des derniers jours montre que l’or bleu n’est pas inépuisable dans un pays souvent présenté comme le «château d’eau de l’Europe».

Des restrictions ont déjà été édictées dans certaines localités, afin de préserver les ressources hydriques. Parmi les mesures les plus fréquemment préconisées: l’interdiction d’arroser les pelouses, de remplir les piscines ou de nettoyer les voitures. Certaines communes ont aussi coupé leurs fontaines.

Le manque d’eau touche plus particulièrement les régions de montagne. Des alpages doivent être ravitaillés par hélicoptère, afin d’éviter une désalpe prématurée du bétail. Le problème de l’eau se pose également dans les cabanes alpines, où le recul des glaciers contraint des gardiens à aller s’approvisionner toujours plus loin. Face à cette situation, le Club alpin n’écarte pas la possibilité de fermetures.

La chaleur a enfin un impact sur les cours d’eau, qui ont vu leur niveau baisser et leur température d’élever. Ces conditions font peser une lourde menace sur les populations de poissons; dans certaines régions, la Fédération suisse de pêche craint une véritable hécatombe.

  • ArticleLien externe de Watson.ch faisant le point sur les restrictions d’eau dans les différents cantons romands
  • Le problème spécifique des cabanes alpines à découvrirLien externe sur RTS Info
  • Le ravitaillement des alpages par les airs à voirLien externe sur RTS Info
  • Les conséquences de la canicule sur les truites dans ce reportageLien externe de RJB, la radio du Jura bernois
  • Le cri d’alarme de la Fédération suisse de pêche à lireLien externe sur le site de 20 minutes
Homme en train de photographier une scène de bataille sur un tableau
Keystone / Eddy Risch

Une équipe de l’École polytechnique fédérale de Lausanne a commencé les travaux de numérisation du Panorama de la Bataille de Morat. L’œuvre originale mesurant 100 mètres sur 10, il s’agira de l’une des plus grandes images numériques jamais produites dans le monde.

Cette peinture avait été créée en 1893 par le peintre allemand Louis Braun. Elle représente la bataille de Morat du 22 juin 1476, au cours de laquelle les troupes suisses avaient écrasé celle du duc de Bourgogne Charles le Téméraire.

Les panoramas sont des peintures de grande dimension exposées à 360 degrés dans des rotondes, ce qui permet d’obtenir une vision panoramique d’une scène. Ces œuvres monumentales, très en vogue au 19e siècle, sont devenues rares de nos jours. Le Panorama de la Bataille de Morat a été exposé pour la dernière fois à Morat dans de cadre de l’Exposition nationale de 2002; il est conservé depuis dans un entrepôt.

Les travaux de numérisation devraient durer quatre mois. L’objectif est de créer un jumeau numérique de l’œuvre à temps pour le 550e anniversaire de la bataille – en 2026 – et de la rendre accessible à tout le monde.

  • Tous les détails sur la numérisation à lire dans une dépêche publiée par swissinfo.ch
  • Le même sujetLien externe sur RTS Info, mais agrémenté d’un extrait du journal radiophonique de la RTS
  • Un grand format de la RTS pour se remémorerLien externe l’Exposition nationale de 2002

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