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Olivier Jornot

Aujourd’hui en Suisse

Suisse du monde, bonjour,

Le spectre des manifestations contre le G8 de 2003 plane sur Genève. Elles ont laissé un souvenir amer à la Cité de Calvin: ville barricadée, vitrines saccagées, élus dépassés et des dizaines de millions de francs de dégâts.

Vingt-trois ans plus tard, tous les acteurs veulent faire mieux pour le G7 d’Évian. Jusqu’à la justice: le Ministère public genevois prévoit un dispositif spécial.

Bonne lecture,

En 2003, la Ville de Genève s’était barricadée durant le G8, ce qui n’avait pas évité des dizaines de milliers de francs de dégâts.
En 2003, la Ville de Genève s’était barricadée durant le G8, ce qui n’avait pas évité des dizaines de milliers de francs de dégâts. Keystone / Martial Trezzini

Autorités politiques, police et collectifs militants ne sont pas les seuls à se préparer au sommet du G7, prévu du 15 au 17 juin à Évian, en France voisine. La justice anticipe elle aussi: le Ministère public genevois prévoit de doubler, voire de tripler ses effectifs pour faire face à un grand nombre d’arrestations.

«Comme procureur général, je suis obligé de travailler sur le scénario le plus dangereux — et tant mieux s’il ne se réalise pas», déclare lundi Olivier Jornot, le procureur général du canton de Genève, dans Le Temps. Jusqu’à six procureurs seront ainsi de permanence chaque jour afin de gérer le volume attendu d’interpellations.

L’enjeu est d’agir rapidement. Lors du G8 de 2003, un casseur recherché depuis des années avait dû être libéré faute d’avoir pu se voir notifier à temps un mandat d’arrêt. Pour éviter ce type de situation, Olivier Jornot précise que la permanence du ministère public sera multisite. En parallèle, les audiences ordinaires avec des détenus seront fortement réduites.

Olivier Jornot évoque deux volets sécuritaires à prendre en compte. Le premier est de la compétence du Ministère public de la Confédération: il comprend les actes qui pourraient relever du terrorisme ou viser des chefs d’État. Le second, de compétence genevoise, porte sur les manifestations ainsi que sur les violences et déprédations pouvant survenir en marge du sommet.

Elisabeth Baume-Schneider
La ministre de l’Intérieur Elisabeth Baume-Schneider à Genève Keystone / Salvatore Di Nolfi

«L’Organisation mondiale de la santé (OMS) joue pleinement son rôle face à l’hantavirus et à la nouvelle épidémie d’Ebola», a salué la ministre de l’Intérieur Elisabeth Baume-Schneider lors de son discours d’ouverture de la 79e Assemblée mondiale de la Santé.

La conseillère fédérale a qualifié l’OMS d’«irremplaçable», saluant son pilotage de la réponse à l’hantavirus et à Ebola. Elle a également rappelé que l’institution devait désormais fonctionner avec une diminution de près d’un milliard de dollars de son budget et quelque 1300 suppressions de postes en raison de sa situation financière.

Les pays membres n’ont toujours pas trouvé de consensus sur l’annexe de l’accord historique contre les pandémies, arraché en 2025. Celle-ci doit régler le système de partage lié aux agents pathogènes. La Suisse plaide pour des solutions «réalistes», «fonctionnelles» et dotées d’un «mandat clair», a expliqué Elisabeth Baume-Schneider.

Cette Assemblée mondiale de la santé s’ouvre alors que l’hantavirus, dont la menace reste faible pour la santé publique mondiale, ravive des craintes dans la population. L’OMS a par ailleurs décrété que la nouvelle flambée d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) constituait une urgence sanitaire de portée internationale.

Dans l’affaire de la ressortissante chinoise, le tribunal estime que des diagnostics tels qu’une démence légère ne justifient pas automatiquement un droit de séjour.
Dans l’affaire de la ressortissante chinoise, le tribunal estime que des diagnostics tels qu’une démence légère ne justifient pas automatiquement un droit de séjour. Keystone / Christian Beutler

Une ressortissante chinoise de 93 ans atteinte de démence doit quitter la Suisse. Un tribunal bernois lui a refusé l’octroi d’un permis de séjour bien qu’elle soit étroitement prise en charge par sa fille, qui possède le passeport suisse.

La nonagénaire, arrivée en Suisse en 2021 avec un visa, dispose d’un mois pour quitter la Suisse. Sa fille, qui avait rejoint ses parents en Chine trois ans plus tôt pour s’occuper de son père, malade, l’a emmenée à son domicile bernois après le décès du papa.

À l’expiration du visa, la veuve a demandé un permis de séjour. Les autorités cantonales ont toutefois rejeté la demande et ordonné son renvoi. La famille a contesté cette décision jusqu’à la plus haute instance cantonale, invoquant l’état de santé de la mère, très âgée, atteinte de démence et entièrement dépendante de sa fille sur les plans émotionnel et psychologique.

Le Tribunal administratif du canton de Berne a finalement estimé que cette dépendance n’était pas suffisamment établie. Il juge par ailleurs qu’une prise en charge serait possible dans sa ville natale de Nanjing. Les juges ont également écarté l’argument selon lequel un retour en Chine entraînerait une mort prématurée.

Devant le magasin de Swatch à Genève, les clients font le file pour acheter la «Royal Pop».
Devant le magasin de Swatch à Genève, les clients font le file pour acheter la «Royal Pop». Keystone / Salvatore Di Nolfi

Les tumultes provoqués aux quatre coins du monde par le lancement de la nouvelle montre Swatch «Royal Pop», fruit d’une collaboration avec Audemars Piguet, attirent l’attention de la presse internationale. Certains médias relatent des scènes de chaos devant les magasins, tandis que d’autres analysent la stratégie de rareté déployée par la marque.

«C’était comme un pogo», raconte John McIntosh dans The Guardian. Il faisait la queue à New York depuis mercredi pour mettre la main sur la montre, mise en vente samedi en magasin, avec l’intention de la revendre ensuite avec une forte marge. Comme à Paris, Singapour, Londres ou Milan, des bousculades ont éclaté à l’ouverture des boutiques, entraînant la fermeture de plusieurs points de vente Swatch.

Samedi soir, le fabricant horloger a diffusé un appel au calme sur ses réseaux sociaux. «Afin d’assurer la sécurité de nos clients et de nos employés dans les Swatch Stores, nous vous demandons de ne pas vous précipiter en grand nombre dans nos magasins», indiquait la publication.

Certaines voix critiquent toutefois la stratégie de rareté orchestrée par la marque. «Vous savez exactement combien de montres chaque boutique a en stock, alors pourquoi laisser les files d’attente s’allonger?», s’est indigné un internaute. Le journal français Libération évoque «une stratégie éculée»: «organiser la rareté pour créer le désir et un marché parallèle qui, in fine, valorise la marque».

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