Aujourd’hui en Suisse
Chères Suissesses, chers Suisses de l’étranger,
Alors que la montée à l'alpage débute en Suisse, l’attention se porte une nouvelle fois sur le monde agricole, et plus particulièrement sur les débats à venir autour de l’agriculture suisse et des discussions estivales du Parlement sur l’accord avec le Mercosur.
Salutations ensoleillées de Berne,
Une vidéo avec le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a suscité de vives critiques de la part du Département fédéral des Affaires étrangères. On y voit, semble-t-il, l’homme politique se moquer de militants de la flottille pour Gaza arrêtés par Israël.
Sur les images, on voit Itamar Ben-Gvir encourager les agents de sécurité alors qu’ils maîtrisent une militante qui crie «Liberté, liberté, Palestine». On le voit ensuite agiter un grand drapeau israélien à côté de dizaines de militants agenouillés au sol, les mains liées derrière le dos, et leur dire en hébreu: «Bienvenue en Israël. Nous sommes les maîtres.»
Sur la plateforme X, le Département suisse des Affaires étrangères (DFAE) a écrit qu’il «déplore le traitement inacceptable réservé à certains participants», ajoutant que ces scènes semblaient incompatibles avec les assurances reçues précédemment de la part des autorités israéliennes concernant le respect du droit international et des droits fondamentaux.
Dans le même temps, le DFAE a réitéré sa position antérieure selon laquelle les ressortissants suisses qui avaient rejoint la flottille malgré les avertissements officiels avaient agi «à leurs propres risques». Les participants avaient été informés que toute assistance consulaire serait limitée et facturée, conformément à la loi sur les Suisses de l’étranger. Au total, 19 Suisses figuraient parmi les plus de 400 militants à bord des 41 navires de la flottille, que la marine israélienne a interceptée au large des côtes de Gaza à la fin de la semaine dernière.
Les agriculteurs suisses mènent actuellement des combats sur plusieurs fronts. Les maraîchers ont engagé une action en justice contre le géant de la grande distribution Migros, tandis que le puissant lobby agricole s’oppose à la fois aux subventions proposées par le gouvernement fédéral suisse et à l’accord commercial du Mercosur.
Le mois prochain, le Conseil national débattra du projet d’accord avec le Mercosur, l’union commerciale sud-américaine composée de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay. Les partisans de cet accord y voient un moyen de diversifier les relations commerciales de la Suisse, tandis que le secteur de l’agriculture craint que des produits importés à bas prix n’exercent une pression supplémentaire sur la production locale. Pour apaiser ces inquiétudes, le gouvernement a proposé 158 millions de francs suisses de subventions pour la période 2028-2031.
La réaction du lobby agricole ne s’est pas fait attendre. «La décision du Conseil fédéral est tellement provocatrice que nous envisageons sérieusement de lancer un référendum», a déclaré son président Markus Ritter. L’Union suisse des paysans réclame un soutien près de six fois supérieur, réparti sur huit ans. Sans cela, l’organisation affirme qu’elle ne soutiendra pas l’accord avec le Mercosur. Compte tenu de la forte influence du lobby au Parlement, la menace d’un référendum pourrait compromettre l’ensemble de l’accord.
Parallèlement, l’association Fair Markets Switzerland a déposé une plainte auprès de la Commission de la concurrence (COMCO) contre Migros concernant un système de rabais en vigueur depuis une vingtaine d’années. En vertu de cet accord, Migros bénéficie d’un rabais forfaitaire de 3% si les factures sont réglées dans les dix jours. Selon Stefan Flückiger, président de Fair Markets Switzerland, ce système entraîne une «perte systématique de marges au profit du groupe Migros», qui coûte environ 12 millions de francs suisses par an aux producteurs de fruits et légumes.
Le gouvernement cantonal de Genève a autorisé une manifestation sur le territoire suisse la veille du début du sommet du G7, qui se tiendra le mois prochain à Évian, en France. Mais le sommet et les manifestations qui l’accompagnent suscitent également des inquiétudes quant à la pression exercée sur les forces de police genevoises.
«Nous nous sommes appuyés sur l’expérience de la police», a déclaré aux médias le conseiller d’État genevois Thierry Apothéloz. Sa collègue, la cheffe de la sécurité Carole-Anne Kast, a qualifié une opération d’une «ampleur sans précédent». Avec le sommet de l’OTAN, le G7 est considéré comme l’un des événements internationaux les plus difficiles à sécuriser. Les dirigeantes et dirigeants des principales économies occidentales, dont le président américain Donald Trump, devraient y participer.
Le gouvernement suisse a déjà approuvé la mobilisation de jusqu’à 5000 soldats pour soutenir les forces de sécurité cantonales. Parallèlement, le syndicat de la police genevoise indique que certains agents se sont vu attribuer des gardes de 12 heures pendant dix jours consécutifs avant et pendant le sommet.
Hormis la manifestation permise du 14 juin, tous les autres événements publics non autorisés seront interdits entre le 12 et le 17 juin. À la demande de Genève, le Conseil fédéral renforcera également les contrôles aux frontières pendant le sommet. À partir du 12 juin, seuls sept des 35 postes-frontières de la région resteront ouverts.
L’année dernière a été marquée par une forte hausse des faillites, selon les statistiques publiées jeudi par l’Office fédéral de la statistique (OFS). En 2025, 12’485 procédures pour faillite ont été ouvertes à l’encontre d’entreprises, soit une augmentation de 61,2% par rapport à l’année précédente.
En 2025, 13’612 procédures pour faillite ont été ouvertes en vertu de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite. Parmi celles-ci, 12’485 concernaient des entreprises et 1127 des particuliers. Par rapport à l’année précédente, le nombre total de procédures a augmenté de 48,5%. Les faillites d’entreprises ont à elles seules augmenté de 61,2%. Les faillites de particuliers, en revanche, ont diminué de 20,9%.
Cette augmentation est en grande partie liée à une modification législative entrée en vigueur le er janvier 2025. Les créanciers peuvent désormais engager une procédure de faillite pour des dettes de droit public impayées, telles que les impôts ou les cotisations sociales. Auparavant, ces dettes ne pouvaient être recouvrées que par le biais d’une procédure de saisie.
L’OFS précise toutefois que les effets de la nouvelle législation ne peuvent être quantifiés avec précision, car il n’est pas possible de distinguer quelles procédures de faillite sont imputables à ce changement législatif.
Traduit de l’anglais à l’aide de l’IA par Emilie Ridard/kro
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