La Suisse aujourd’hui
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Au menu, nos explications sur la politique des taux bas menée par les banques centrales, alors que la Banque nationale suisse précise jeudi les contours de sa politique monétaire.
Les élections fédérales, c'est dans un mois! Nous vous présentons les arguments et les dispositifs des partis destinés aux Suisses de l'étranger. Découvrez aussi le portrait d'une jeune Suissesse brossé par l'ONU, qui lance à New York le tout premier sommet de la jeunesse sur le climat.
Bonne lecture,
«La Banque nationale osera-t-elle ignorer la colère générale?», interroge la Tribune de Genève. Jeudi, la banque centrale helvétique (BNS) présente un examen trimestriel de sa politique monétaire marquée depuis 2015 par l’imposition d’un taux d’intérêt négatif sur les liquidités qu’elle reçoit.
Outil de relance économique des banques centrales, cette mesure vise aussi à dissuader les investisseurs d’acheter massivement du franc suisse en période d’incertitude. Une instabilité des marchés alimentée actuellement par la guerre commerciale entre Washington et Pékin, les tensions dans le Golfe persique et la perspective d’un Brexit sans accord. Résultat: la semaine dernière, la Banque centrale européenne (BCE) a fait passer son taux directeur de -0,4% à -0,5%, tandis que la Fed aux Etats-Unis annonce mercredi une baisse de ses taux d’un quart de point.
Collaborateur de swissinfo.ch et macroéconomiste à l’Université de Berne, Fabio Canetg explique, lui, que «la banque nationale peut encore largement abaisser ses taux», tout en relevant que son taux directeur établi à -0,75%, est le plus bas du monde. Pas de quoi enchanter les milieux économiques critiquant la politique de la BNS.
- Les explicationsLien externe de la Tribune de Genève (payant)
- L’analyse de l’économiste Fabio Canetg
- Le Temps raconte les relations parfois tumultueuses entre la Maison-Blanche et la FedLien externe (payant)
Bad buzz pour la dernière campagne électorale du PDC. En mauvaise posture dans les sondages, le vénérable Parti démocrate-chrétien (PDC) a mené sur le net une campagne destinée à conjurer les mauvais présages quelques semaines avant les élections législatives. Problème: elle s’en prend aux candidats des autres partis en lice, à gauche comme à droite.
Comme nous l’indiquons dans notre contre-rendu, plus de 540 candidats francophones et près de 2000 alémaniques ont été visés par cette campagne qui s’est achevée mardi. Les partis concernés sont ulcérés et la presse hautement dubitative sur la méthode employée. «Dénigrer son adversaire est courant aux Etats-Unis, mais la recette ne fonctionne pas en Suisse, relève le Tages-Anzeiger. Ici, nous ne sommes pas dans un système à deux partis et personne ne se bat en duel.»
Comme le rappelle le Dictionnaire historique de la Suisse, le PDC suisse est le parti démocrate-chrétien européen qui a connu la plus longue participation continue à un gouvernement. C’est en 1891 que ce parti, alors catholique conservateur, obtient son premier siège au Conseil fédéral «pour contrer l’essor du socialisme». Et c’est l’essor des écologistes annoncé dans les sondages qui pourrait ravir ce siège gouvernemental au parti centriste, le collège gouvernemental étant traditionnellement réservé aux quatre premiers partis en nombre d’électeurs.
- Les explications et les réactions sur notre site.
- Le bad buzz pointéLien externe par la Tribune de Genève (payant)
- L’évolution du PDC depuis ses originesLien externe (Dictionnaire historique de la Suisse)
A un mois des élections fédérales, les partis affûtent leurs arguments pour mobiliser les 180’000 Suisses de l’étranger inscrits sur un registre électoral. Nous vous proposons un tour d’horizon de cette campagne à l’international.
Notre article décrit chaque parti en lice par ordre d’importance dans le parlement actuel, en montrant les dispositifs mis en place pour atteindre la 5e Suisse et les slogans qui lui sont destinés.
Première formation du pays, le parti souverainiste UDC s’adresse aux «Suisses de l’étranger qui estiment ne pas être suffisamment représentés par l’Organisation des Suisses de l’étranger», tandis que le parti socialiste affiche un nombre record de candidats établis à l’étranger. Le Parti libéral-radical, lui, n’a pas de tels candidats, contrairement au PDC qui aligne deux Tessinois d’Amérique. Quant aux Verts, ils se contentent «de tirer profit du débat sur le climat qui a pris une ampleur mondiale depuis le début de l’année.» Un choix conforté par le dernier baromètre électoral sur les intentions de vote de la 5e Suisse.
- Notre article sur les dispositifs et les arguments destinés aux Suisses de l’étranger
- La 5e Suisse dans le plus récent sondage électoral
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Alors que l’Assemblée générale de l’ONU a ouvert sa session annuelle à New York, le service de l’ONU met en lumière une jeune Suissesse, Marie-Claire Graf, qui participera à l’un des temps fort du «parlement» de l’ONU: le tout premier sommet de la jeunesse sur le climat organisé par les Nations Unies.
Parmi les 500 jeunes participants de ce sommet, cette étudiante suisse de 23 ans a lancé dans son pays la Semaine de la durabilité qui est devenu le plus grand mouvement d’action d’étudiants en faveur du développement durable au sein de la confédération helvétique, précise l’ONU.
De son côté, le gouvernement suisse annoncera à New York «sa décision de revoir à la hausse son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 et fera part de sa volonté d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2050.»
- Marie-Claire Graf, la voix de la jeunesse suisse (ONU)Lien externe
- Notre article sur la grève des jeunes Suisses pour le climat
- Les priorités de la SuisseLien externe à l’Assemblée générale des Nations unies (DFAE)
Vous avez encore quelques minutes? Le 20 octobre, les citoyens suisses éliront leur nouveau parlement. N’oubliez pas d’aller voter!
Il s’agit de désigner les 200 représentants du peuple au Conseil national (Chambre basse) et les 46 représentants des cantons au Conseil des Etats (Chambre haute).
Les sondages et les élections cantonales récentes montrent que les Verts et les Vert’libéraux ont le vent en poupe, alors que l’Union démocratique du centre (droite conservatrice) pourrait perdre des plumes.
- Nous expliquons dans une courte vidéo comment se déroulent les élections fédérales.
- Vous trouverez ici un aperçu des résultats des élections depuis 1971.
- Quels sont les cinq principales préoccupations des Suisses? Cette question est posée chaque année à un millier d’électeurs. Voici les résultats.
- Vous trouverez encore plus d’informations dans nos différents articles sur les élections fédérales ici.
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