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La Suisse aujourd’hui

Bonjour à vous, Suisse résidant à l’étranger,

C’est Olivier à Berne. Comme chaque jour, nous avons sélectionné pour vous quelques nouvelles qui devraient vous intéresser.

Dans la sélection de ce mercredi, nous reviendrons encore une fois sur les élections fédérales avec la réaction de l’Organisation des Suisses de l’étranger. Une réaction de déception, comme vous le découvrirez.

Bonne lecture!

Logo Pfister
sda-ats

Il existe dans chaque pays des marques emblématiques. Et quand elles passent en mains étrangères, cela laisse une drôle d’impression. Eh bien, c’est à nouveau le cas en Suisse avec Pfister. On apprend ce mercredi que la chaîne d’ameublement passe sous contrôle de l’autrichien XXXLutz

En Suisse, Pfister, ce n’est pas n’importe quel magasin de meuble. Tout d’abord par la taille: le groupe emploie quelque 1800 collaborateurs et dispose de vingt magasins. Mais surtout, Pfister c’est une histoire à succès. La petite entreprise familiale créée en 1882 a constamment innové jusqu’à devenir un géant du secteur. Beaucoup de Suisses ont intériorisé le slogan des débuts: «Si tu veux quelque chose de joli et de bonne qualité, alors va chez Pfister». 

Mais les dernières années ont été plus difficiles avec la concurrence accrue de géants internationaux comme le suédois Ikea ou le français Conforama. Pour continuer la route, Pfister rejoint donc à son tour un grand groupe. 

Ce n’est pas inhabituel. Ces dernières années, plusieurs marques bien connues ont déjà franchi le pas: Karl Vögele (chaussures) au Polonais CCC, Syngenta (agrochimie) au Chinois ChimChina, Corum (montres) au groupe chinois Haidian. Et cette liste n’est de loin pas exhaustive.

Bâtiment HCR à Genève
sda-ats

La crise kurde fait dramatiquement irruption à Genève. Mercredi matin, un Kurde syrien a tenté de s’immoler par le feu devant le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Genève. Evacuée par hélicoptère, la victime est en vie. 

Les faits, révélés par le site d’informations en ligne 20 minutes, ont eu lieu tôt dans la matinée. La police a indiqué que l’auteur est un Kurde âgé de 31 ans et domicilié en Allemagne. 

L’immolation a eu lieu devant de nombreux passants. Une cellule psychologique a été mise en place pour les plus choqués. 

Les Kurdes ont manifesté à plusieurs reprises ces derniers jours pour protester contre l’intervention militaire turque dans le nord de la Syrie et visant les milices kurdes qui ont lutté contre l’Etat islamique. Cette intervention turque fait suite à l’annonce par le président Trump du retrait total des forces américaines dans la région. 

La directrice de l’OSE Ariane Rustichelli au dernier Congrès de l’Organisation des Suisses de l’étranger, en août dernier à Montreux Adrian Moser

«La colère des Suisses de l’étranger doit être prise au sérieux». Cette phrase, c’est celle d’Ariane Rustichelli, directrice de l’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE). 

La raison de sa déception? Les élections fédérales de dimanche dernier, dont le bilan est moins réjouissant qu’en 2015 pour l’organisation faîtière de la Cinquième Suisse. 

Cette année, les Suisses de l’étranger n’ont pas réussi à renouveler l’exploit de faire élire l’un des leurs au Parlement, comme ce fut le cas en 2015 avec l’ancien ambassadeur Tim Guldimann, résidant en Allemagne. 

Mais ce qui passe vraiment mal pour les Suisses de l’étranger, c’est la suspension des essais de vote électronique par le gouvernement pour des raisons de sécurité. Ceci expliquant peut-être cela, la participation des expatriés à ces élections était en baisse. L’introduction de l’e-voting restera donc une revendication centrale de l’OSE. 

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Un groupe d’enfants d’Ossola devant l’hôtel de la Couronne de Brigue. Keystone

Et pour terminer, chers lecteurs, la commémoration d’un événement historique. Il y a 75 ans exactement, en octobre 1944, la Suisse accueillait des réfugiés italiens du Val d’Ossola, de la région frontalière de Domodossola.

L’accueil de réfugiés en Suisse durant le second conflit mondial n’était de loin pas rare. Mais ce qu’il y a d’original dans cette histoire, c’est que ces réfugiés venaient de la très éphémère République d’Ossola. Créée par des partisans, celle-ci avait succombé aux assauts de la République de Saló et des forces allemandes après seulement 40 jours d’existence.


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