Les autorités n’ont pas vu venir la crise
La Finma, l'autorité chargée de surveiller les marchés financiers, publie lundi une analyse détaillée des réactions à la crise financière mondiale. Il en ressort que les acteurs n'ont pas identifié à temps les causes et les risques de cette crise.
Tant les banques, que les analystes financiers, agences de notation, experts, banques centrales et autorités de surveillance ont été surpris par l’ampleur de la crise financière, relève la Finma.
La Commission fédérale des banques (CFB) – qui se trouve désormais englobée dans la Finma – a néanmoins réagi rapidement et de manière déterminée en prenant des décisions ciblées et en permettant de maintenir la stabilité de la place financière helvétique.
La CFB a identifié des problèmes chez UBS à la veille de la crise déjà. Mais la grande banque, qui a payé le plus lourd tribut à la crise des subprimes en Suisse, ne s’est pas préoccupée de régler ses problèmes.
Craignant que son action ne soit considérée comme de l’interventionnisme bureaucratique, l’autorité de surveillance a fait preuve «d’une insuffisante pugnacité» pour mettre en œuvre ses exigences, peut-on lire dans le rapport.
Les autorités de surveillance étrangères n’ont pas mieux apprécié les événements que la CFB, note la Finma. Personne n’imaginait les dimensions potentielles de crises systémiques internationales.
La Commission fédérale des banques a en revanche tiré les enseignements de la crise. Plusieurs mesures ont été appliquées ou vont l’être prochainement s’agissant des grandes banques, à l’image du nouveau système de rémunération qui entrera en vigueur au 1er janvier 2010 ou des exigences accrues en matière de fonds propres.
swissinfo.ch et les agences
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