Anti-corruption: la Suisse élève modèle
Selon le rapport annuel de Transparency International (TI), la Suisse arrive au cinquième rang des pays les moins corrompus. Mais l'ONG souligne que le secret bancaire «pèse sur les efforts visant à combattre la corruption».
Publié mardi, le rapport de TI établit un index de «perception de corruption» pour 180 pays sur la base des 13 sondages réalisés par dix organisations indépendantes. Comme chaque année, les pays en guerre sont ceux qui sont perçus comme les plus corrompus, l’Afghanistan et la Somalie arrivant cette fois en tête. A l’opposé, la Nouvelle-Zélande, le Danemark, et Singapour font figure des trois pays les «moins corrompus».
Pour l’ONG cependant, pas question d’épargner les pays industrialisés. «L’argent corrompu ne doit pas pouvoir trouver des zones de refuge. Il est temps d’en finir avec les excuses», écrit sa présidente Huguette Labelle dans ce rapport. Sans les nommer, TI pointe du doigt les pays industrialisés et leur secret bancaire qui permet, selon l’ONG, de dissimuler les transferts d’argent sale.
Au sujet du travail de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) portant notamment sur les paradis fiscaux, Transparency International s’en est félicité. Mais l’ONG estime que «plus doit être fait en matière de traités bilatéraux concernant les échanges d’information afin de venir à bout du système du secret.»
TI appelle également les pays du G20 à se pencher sur le problème de la corruption et à encourager une plus grande transparence dans l’attribution de contrats publics.
swissinfo.ch et les agences
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