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AOM-Air Liberté trouve enfin un repreneur

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C'est le projet Holco, soutenu par les syndicats français qui a été retenu par le Tribunal de commerce de Créteil. A Zurich, le patron de Swissair Mario Corti déclare être «satisfait» de cette solution.

Sur les bords de la Limmat, on a poussé un gros «ouf!» de soulagement. La décision prise par le Tribunal de commerce de soutenir le projet Holco du pilote d’Air France Jean-Charles Corbet pour la reprise d’AOM-Air Liberté est en effet synonyme de délivrance pour du groupe aérien suisse.

Plus aucune obligation

Ancien actionnaire, Swissair versera un maximum de 1,5 milliard de francs français (environ 345 millions de francs suisses) mais sera libéré de toute autre obligation à venir. L’accord met fin au «retrait ordonné» des participations de Swissair en France, selon le terme employé par Patrick Jeandrin, porte-parole du groupe.

Avec Holco et Jean-Charles Corbet, c’est le projet soutenu par les syndicats qui a été retenu. Des syndicats qui peuvent s’estimer satisfaits, car ils auront pesé de tout leur poids dans les négociations, fixant quasiment leurs conditions. Pour Swissair, l’essentiel était de sortir du guêpier d’AOM-Air Liberté, puisqu’une liquidation pure et simple du deuxième pôle aérien français aurait provoqué les foudres du personnel.

Reste que le futur d’AOM-Air Liberté est toujours aussi incertain. L’avenir du pôle, qui perd un million de francs suisses par jour, passe forcément par une entente tacite avec Air France.

Fin d’une aventure

Dans tous les cas, la décision du Tribunal de Commerce de Créteil marque pour Swissair la fin d’une aventure et d’une ambition: bâtir de toutes pièces un grand pôle aérien transnational tout en restant en dehors de l’Union européenne.

Dans cette débâcle, Swissair laisse bien plus que des centaines de millions de francs. A travers l’abandon d’AOM-Air Liberté, c’est l’image de la Suisse qui prend un sérieux coup de vieux. En France, Swissair a déçu par son côté suranné et par sa méconnaissance d’une culture d’entreprise qui n’était de toute évidence pas la sienne.

Jacques Allaman, Paris

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