La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

Bush tempère l’optimisme des marchés

Le discours de G. W. Bush retransmis sur les écrans du monde entier. Keystone

En soulignant la possibilité d'un conflit plus long que prévu, le président américain a calmé l'enthousiasme des investisseurs.

Des puits de pétrole incendiés dans le sud de l’Irak laissent augurer une hausse du prix du baril.

Comme l’évolution des marchés financiers en atteste depuis une semaine, le monde de l’économie table sur une guerre courte. Au terme de la première journée des opérations militaires, force est de constater que les investisseurs ne sont plus aussi catégoriques.

Si jeudi matin les places européennes ont ouvert en légère hausse, la tendance s’est nettement inversée en milieu d’après-midi, à l’ouverture des marchés américains.

Le conflit pourrait durer

Les déclarations de George W. Bush, estimant que le conflit pourrait durer plus longtemps que prévu, ont enterré le mouvement de hausse initié une semaine auparavant.

En Europe, seules Londres, Moscou, Stockholm et Zurich ont terminé en hausse. A New York, en début de soirée, la tendance était légèrement baissière et quelques indices composés de titres technologiques étaient très légèrement positifs.

Mais dorénavant, seules des indications claires sur l’issue du conflit permettront d’esquisser les tendances qui animeront l’évolution des marchés. Dans l’intervalle, les places financières oscilleront au gré des informations en provenance du champ de bataille.

«Il reste extrêmement difficile de prédire l’évolution des marchés à court terme, du moins aussi longtemps qu’il n’y aura pas de visibilité sur la fin du conflit», confirme Pierre-Yves Bacchetta, stratège de la banque Pictet à Genève.

Une flambée du prix du pétrole

Et les dernières informations faisant état de puits de pétrole incendiés à Bassorah, comme à proximité de la frontière koweïtienne, ne sont pas de bon augure.

Même si les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont assuré qu’ils augmenteraient leur production en cas de nécessité, cela ne permettrait pas de compenser la pénurie découlant de la mise à sac de l’appareil de production irakien.

Si la restauration des puits irakiens devait nécessiter de longs mois de travail, la hausse des cours du brut qui en découlerait pénaliserait l’évolution des marchés, comme celle de l’économie mondiale.

Les jours à venir permettront de lever les incertitudes liées au conflit proprement-dit. Pour l’heure, la communauté financière adopte une position attentiste en attendant de disposer d’un minimum d’informations qui permettront de réfléchir à la reconstruction de l’Irak.

swissinfo, Jean-Didier Revoin

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision