Genève: pas de revenu minimum de réinsertion
58,4% des Genevois ont renvoyé dimanche aux oubliettes un système d'aide sociale qui aurait pris le relais de l'assistance publique.
A Genève, quelque 5000 à 6000 personnes (3000 familles) espéraient bien pouvoir bénéficier du revenu minimum de réinsertion (RMR). Mais une majorité d’électeurs a été sensible aux arguments des démocrates-chrétiens et des libéraux.
«Pas assez contraignant, estiment les opposants de la première heure au (RMR). Ce système n’aurait pas favorisé la réinsertion de ses bénéficiaires.» Il les aurait plutôt maintenus dans une «dépendance malsaine vis-à-vis de l’Etat».
Avec le RMR, toute personne majeure sans ressources suffisantes et habitant Genève depuis au moins deux ans aurait pu toucher 16’880 francs par année. Un revenu qui aurait été ajouté aux autres aides, comme le paiement du loyer ou des primes d’assurance maladie.
En échange du RMR, le bénéficiaire aurait dû s’engager à effectuer une contre-prestation ou à suivre une formation professionnelle, pour à terme se réinsérer socialement.
Au vu du score «nuancé» obtenu dimanche, le gouvernement entend remettre l’ouvrage sur le métier. En tenant mieux compte des trajectoires individuelles. En développant une politique de proximité. Et en proposant des mesures anticipatives.
swissinfo avec les agences
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