L’économie mondiale va mieux
La reprise de l'économie mondiale est en cours mais des obstacles demeurent, affirme un rapport de la Banque des règlements internationaux publié lundi, à Bâle.
«Les perspectives de l’économie mondiale se sont améliorées depuis fin 2001 et les échanges commerciaux semblent en voie de redressement», selon la Banque des règlements internationaux (BRI).
D’après elle, les économies industrialisées dans leur ensemble devraient voir leur croissance s’établir autour de 1,7% cette année après 1,1% en 2001.
Les seuls Etats-Unis devraient en 2002 enregistrer une croissance annuelle de 2,8%, tandis que la zone euro devrait voir son économie progresser cette année de 1,3% et le Royaume-Uni de 1,8%.
Seul le Japon devrait accuser un recul de 1% de son économie, selon les prévisions de la BRI.
Plusieurs facteurs d’amélioration
La banque, qui a son siège à Bâle, cite en particulier «la détente monétaire et l’orientation budgétaire plus expansionniste» qui ont «contribué au soutien de la demande globale», pour expliquer le rebond économique en cours.
De plus, «le recul des prix du pétrole jusqu’à la fin de 2001 a réduit l’inflation et permis ainsi de préserver le revenu disponible en termes réels» de même que «début 2002, l’évolution du niveau des stocks a fortement soutenu la production mondiale, en particulier dans les secteurs de l’automobile et de l’informatique», indique la BRI.
«Au surplus, comme les produits de haute technologie ont vraisemblablement une durée de vie relativement courte, les capacités existantes pourraient rapidement devenir obsolètes et accélérer le besoin de renouvellement», note la banque.
Encore des incertitudes
Pour autant, la reprise de l’économie mondiale n’est pas acquise, en particulier à cause du poids des conditions financières, avertit la banque.
Le rythme de cette reprise est différent selon les pays, note-t-elle. «L’orientation de la politique économique varie sensiblement d’un pays à l’autre, en fonction notamment du degré d’assouplissement monétaire», cite la BRI.
Mais, «l’élément peut-être le plus important concerne la disparité apparente des taux de croissance potentiels dans les grands pays industriels», explique-t-elle.
Enfin, des événements imprévus, comme les attentats du 11 septembre 2001, peuvent également venir perturber le scénario de la reprise, souligne la BRI.
swissinfo avec les agences
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