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L’UBS blanchie par la Corée du Sud

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Les autorités du Pays du Matin Calme abandonnent leur enquête contre la filiale coréenne de UBS Warburg, soupçonnée d'avoir commis un délit d'initié.

Leon Brittan, l’ancien haut responsable de la commission de Bruxelles et aujourd’hui le vice-président de l’UBS, prouve que son influence politique reste grande en Corée du Sud.

Il a fait le voyage de Séoul pour persuader ses responsables financiers de renoncer à poursuivre UBS Warburg pour délit d’initié. Et tout indique qu’il a plaidé la cause de la banque suisse avec succès.

Un nouveau mandat

Jonathan Dutton, un analyste de UBS Warburg, avait écrit un rapport pour conseiller à ses clients de réduire leur exposition à Samsung Electronics.

Le titre de l’électronicien coréen avait aussitôt perdu en une seule séance une partie considérable de sa valeur.

Samsung Electronics avait alors soupçonné UBS Warburg d’avoir alerté ses clients de réduire leur exposition à son titre avant la publication du rapport.

Fâché, l’électronicien avait demandé l’ouverture d’une enquête auprès de la Commission de la supervision financière (FSC).

Un mois plus tard, l’autorité de tutelle des banques en Corée du Sud décide de renoncer à engager des poursuites contre la banque suisse.

Elle ne trouve rien à lui reprocher. Mieux encore, le gouvernement sud-coréen accorde à l’UBS un mandat pour assurer avec d’autres banques la privatisation de Korea Electric Power.

Une affaire considérée comme l’une des plus lucratives de l’année en Corée du Sud.

Une chasse aux sorcières

Les autres banques d’affaires étrangères actives dans le Pays du Matin Calme accueillent avec soulagement la décision de la Commission de la supervision financière.

Elles craignaient que d’éventuelles sanctions contre l’UBS ne mettent sous influence leurs analystes. En les incitant à écrire des rapports positifs sur les entreprises cotées à la bourse de Séoul.

Ces derniers mois, la commission a dépêché ses inspecteurs dans les locaux de treize banques étrangères à Séoul.

Elle les a accusés de ne pas assurer une séparation aussi étanche que possible entre leurs activités de recherche et de transactions sur titres à la bourse de Séoul.

Les banques étrangères ont réfuté ces accusations. Et dénonce ce qu’elles considèrent comme étant une «chasse aux sorcières».

swissinfo/Georges Baumgartner

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