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La formation, c’est l’avenir de la Suisse

"La connaissance est un vrai facteur d’intégration sociale". Keystone Archive

Il faut investir dans la science, la recherche et les hautes écoles. Le gouvernement en a conscience.

Il va d’ailleurs devoir se prononcer prochainement sur la question. Mais il est divisé sur le montant qu’il va consacrer à la formation.

La ministre de l’Intérieur et son collègue de l’Economie sont partisans d’une augmentation annuelle de 6,5% du budget consacré à la formation pour la période 2004 – 2007.

Pour plaider leur cause, Ruth Dreifuss et Pascal Couchepin s’appuient sur des chiffres.

Au cours de la dernière décennie, les dépenses fédérales ont diminué de 0,7%. Alors que le nombre d’étudiants, lui, n’a cessé de croître.

Des comptes d’apothicaires

De son côté, le ministre des Finances s’appuie également sur des chiffres. Mais, cette fois, sur ceux du budget de la Confédération.

Kaspar Villiger souhaite donc limiter à 4% la hausse du budget consacré formation.

Si la formation et la recherche coûtent plus cher, menace le grand argentier de la Confédération, il faudra trouver à économiser ailleurs.

Kaspar Villiger pourra certainement compter sur le soutien de plusieurs de ses collègues. D’autant plus qu’aucun ministre n’est prêt à diminuer les dépenses de son département.

Comptes d’apothicaire, rétorque le secrétaire d’Etat à la science et à la recherche.

Un facteur d’intégration sociale

«Nous entrons dans une société du savoir, avertit Charles Kleiber. La connaissance est un vrai facteur d’intégration sociale.»

Et le secrétaire d’Etat d’ajouter: «Les entreprises ont, sans cesse, besoin d’idées nouvelles pour se développer et exister sur des marchés internationaux».

Autre argument: la Suisse doit offrir des conditions-cadres attrayantes pour empêcher que ses cerveaux migrent vers l’Amérique du Nord.

Mesures d’épargne contre investissements nécessaires. C’est la prospérité de la Suisse sur le long terme qui est en jeu.

Pour obtenir la manne tant désirée, les hautes écoles et autres universités suisses devront certainement monter leur bonne volonté.

Notamment, en procédant à d’importants regroupements.

swissinfo/Caroline Zuercher

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