La SGS met le pied en Thaïlande
La Société Générale de Surveillance (SGS) veut étendre ses activités en Asie du Sud-Est. Elle mettra son expérience au service des exportateurs thaïlandais.
Bien placée en Asie du Sud-Est, la Société Générale de Surveillance ambitionne d’étendre ses contrôles de qualité et son activité d’intelligence économique à de nouveaux domaines, comme les exportations de produits traditionnels thaïlandais. Cette activité complètera le travail d’assistance aux entreprises suisses effectué par la SGS à Singapour.
La politique «un village, un produit» du Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra pourrait conduire la SGS à étendre ses activités en Thaïlande. Habituée à travailler en lien avec les gouvernements de la région pour l’octroi des labels de qualité ISO ou pour le contrôle des importations aux frontières, la Société Générale de Surveillance est en discussion avec les autorités thaïes pour assurer la promotion de certaines exportations traditionnelles, notamment dans le domaine de l’artisanat.
A l’assaut du marché européen
Cette nouvelle facette du travail de la SGS comporterait deux volets: l’aide à l’amélioration qualitative de la production via les labels ISO d’une part, et la recherche de débouchés grâce au réseau de la SGS en Europe d’autre part.
Serge Guillaume, de la SGS Bangkok, estime que la bonne connaissance du marché européen qu’a l’entreprise helvétique est un atout important: «les exportateurs thaïs n’ont qu’une connaissance limitée de nouveaux marchés européens comme la Pologne ou la Hongrie. Nous pouvons les aider à faire leurs premiers pas», explique-t-il.
Gain de crédibilité
La SGS interviendrait en somme, en complément de l’office thaïlandais du commerce extérieur. Rien n’est décidé pour l’instant, mais l’offre de service suisse séduit – dit-on à Bangkok – le Premier ministre Thaksin, ex-magnat des télécommunications reconverti dans la politique.
«La SGS a pour elle sa réputation de fiabilité. Accoler le sigle SGS aux produits thaïs rend l’offre plus crédible», commente Piyaporn Tewasingha, du quotidien thaïlandais Naew Na.
La Société Générale de Surveillance mise beaucoup, en Asie du Sud-Est, sur ses activités aux côtés du secteur prive. A Singapour, un bureau d’aide aux entreprises suisses a été mis sur pied en partenariat avec la SGS et l’ambassade de Suisse.
Cette coopération pourrait en annoncer d’autres: «Notre expérience dans la région nous a permis d’acquérir un réseau de grande qualité, poursuit un expatrié de la SGS. Nous pouvons éviter beaucoup d’erreurs initiales aux entrepreneurs suisses».
Richard Werly, Bangkok
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