Le climat de consommation se dégrade
L'indice a reculé de 19 points. Il se retrouve au niveau d'octobre 2001, juste après les attentats terroristes de New York et Washington.
Selon les chiffres publiés jeudi par le Secrétariat d’Etat à l’économie (seco), les trois indicateurs qui composent l’indice du climat de consommation se sont dégradés.
C’est au niveau de l’appréciation du développement économique des douze derniers mois que se situe la baisse la plus importante.
En juillet, cet indicateur chute de 14 points supplémentaires par rapport à avril 2002 (48 points contre 34 points).
La situation budgétaire des douze derniers mois est aussi jugée nettement plus mauvaise en juillet qu’en avril 2002. Là, l’indice passe de – 2 points à – 13 points.
Pour autant, les consommateurs demeurent optimistes quant à leur situation budgétaire pour ces douze prochains mois (+ 6 points contre + 8 points en avril 2002).
Une perte de confiance
A noter que les autres indicateurs – qui ne sont pas compris dans l’indice global – confirment cette perte de confiance des consommateurs.
L’évolution de la situation économique est perçue de manière pessimiste (- 12 points en juillet), mais de façon sensiblement moins marquée qu’en octobre 2001 (- 60 points).
A propos de l’emploi, le sentiment d’insécurité augmente également. L’indice passe de – 65 points en avril à – 75 points en juillet 2002.
Et puis, par rapport à avril, davantage de ménages estiment que la période est plutôt défavorable pour faire de gros achats (voitures, meubles et appareils électroménagers).
Enfin, au niveau des prix, aucun changement significatif n’est à signaler par rapport à la dernière enquête du seco.
Les personnes interrogées perçoivent l’évolution des prix de ces douze derniers mois à la hausse. Et ils s’attendent à une augmentation du renchérissement.
Les Suisses ont de l’argent
La morosité est évidente. Pour autant, le chef économiste du seco relativise. Pour Aymo Brunetti, la consommation ne va pas s’écrouler.
Le niveau très bas des taux hypothécaires devrait permettre de libérer des moyens dans les budgets de nombreuses familles.
Et puis, les ménages ont de l’argent. Le niveau des salaires négociés pour cette année est élevé. D’autant que l’inflation est très basse.
Enfin, Aymo Brunetti admet que la reprise économique se fait attendre. Mais il est convaincu qu’elle est pour bientôt.
swissinfo avec les agences
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