Lukas Mühlemann fait le point
Les mauvais résultats du Credit Suisse Group au 2e trimestre ont ramené les projecteurs sur son patron parfois controversé, Lukas Mühlemann.
Après la présentation des résultats, Lukas Mühlemann a répondu aux questions de Robert Brookes, de swissinfo.
Mercredi, Lukas Mühlemann a dû annoncer des pertes de 597 millions de francs (399,5 millions de $) au deuxième trimestre, après avoir affiché un bénéfice de 368 millions de francs au premier trimestre.
La banque a imputé ce résultat «insatisfaisant» à la détérioration significative des marchés financiers, qui a causé des pertes substantielles au portefeuille de la Winterthur, le secteur assurance du groupe.
Une avalanche de critiques
Les résultats du CSG contrastent fortement avec ceux de son principal concurrent suisse, UBS, qui a annoncé un bénéfice de 1,331 milliard de francs au deuxième trimestre, soit tout juste 4% de moins que durant la même période de l’année dernière.
Après une série de titres négatifs sur le groupe, il n’en fallait pas plus pour relancer les spéculations des médias à propos du départ anticipé de Lukas Mühlemann.
A cela s’ajoutent le rôle de celui-ci dans le conseil d’administration de la défunte Swissair, sa présence au sein du conseil d’administration d’une banque argentine controversée, sans oublier ses relations avec le financier suisse Martin Ebner, lequel a subi un grave revers de fortune à la Bourse.
579 millions de francs de pertes au 2e trimestre
Le secteur de l’assurance pèse 1,5 milliard de francs
Selon Lukas Mühlemann, la Suisse réunit tous les ingrédients d’un pays prospère occupant une position dominante dans plusieurs secteurs industriels jouissant d’une grande tradition.
Il prend la défense du secret bancaire en disant que, pour la plupart des Suisses, la protection de la sphère privée en matière financière est «très importante». Il soutient que la loi actuelle sur le secret bancaire garantit que cette sphère privée ne soit pas utilisée dans des buts criminels.
Lukas Mühlemann croit qu’une fusion entre le Credit Suisse Group et UBS ne servirait ni les intérêts de la Suisse, ni ceux des deux banques.
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