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Nouvelle envolée des prix du pétrole

Le marché du pétrole a connu une flambée lundi. Le prix du baril a atteint 29,5 dollars, son plus haut niveau depuis la guerre du Golfe. Le marché a réagi au refus de trois pays d’augmenter la production, bien qu’un accord en ce sens soit en vue.

Le marché du pétrole a connu une flambée lundi. Le prix du baril a atteint 29,5 dollars, son plus haut niveau depuis la guerre du Golfe. Le marché a réagi au refus de trois pays d’augmenter la production, bien qu’un accord en ce sens soit en vue.

Le prix du baril Brent pour livraison en avril valait encore 28,99 dollars vendredi, à la clôture de l’International Petroleum Exchange (IPE). Selon des analystes, la flambée des prix de lundi s’explique par des informations selon lesquelles l’Iran, l’Algérie et la Libye s’opposent à une augmentation de la production.

Pour Robert Chardon, analyste financier chez Lombard & Odier, à Genève, la hausse de lundi est exagérée: «Il est certes difficile de dire si un accord pourra être trouvé sur une augmentation de la production, mais l’Iran, la Libye et l’Algérie ne sont pas des pays importants, ni au plan de la production, ni au plan politique; ils ne sauraient influencer à eux seuls la décision».

Mais avec un prix du baril élevé et des stocks peu importants, le marché pétrolier est très nerveux. Il réagit donc très vite aux diverses informations. Une fois le marché calmé, les prix devraient baisser un peu, analyse Robert Chardon.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) doit se prononcer sur une augmentation de la production le 27 mars, lors d’une réunion ministérielle qui aura lieu à Vienne. Les pays industriels, Etats-Unis en tête, réclament cette hausse, afin d’enrayer la montée des prix de l’or noir.

En 1999, le Venezuela, le Mexique et l’Arabie saoudite avaient été les architectes de l’accord de réduction de la production, qui a quasiment multiplié le prix du baril par trois. Jeudi dernier à Londres, ces trois mêmes pays se sont prononcés pour une augmentation de la production, sans toutefois préciser ni quand ni combien. Deux jours plus tard, le ministre koweïtien du Pétrole avait lui aussi approuvé une possible augmentation de la production.

Un consensus semble aller dans le sens d’une augmentation d’un million de barils par jour (mbj). Au cours d’une tournée dans les pays exportateurs, le secrétaire américain à l’énergie, Bill Richardson, avait de son côté plaidé pour une augmentation de 2 à 3 mbj.

Jusqu’à présent, seul l’Iran a confirmé, lundi, son opposition à toute augmentation, dénonçant au passage «les pressions américaines».

Olivier Pauchard

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