Swatch Group: optimisme malgré la crise
Avec son éventail de produits, allant du bas de gamme au luxe, le numéro un mondial de l'horlogerie devrait passer le cap de «temps plus difficiles», a dit mercredi son patron Nick Hayek, en présentant les chiffres définitifs de 2008.
Réaffirmant sa «stratégie d’industriel», le président de la direction générale du groupe Swatch a brandi le rapport 2008, affichant en clin d’oeil un sous-titre provocateur: «Cette publication n’est pas recommandée aux acrobates et jongleurs du cirque financier actuel».
Nick Hayek s’est refusé «pour l’heure» à dresser un tableau noir de la situation. Le groupe a terminé 2008 avec un chiffre d’affaires de 5,9 milliards de francs, «qui a dépassé le record de l’exercice précédent». Le bénéfice net, en léger recul de 2,7% à 838 millions de francs par rapport à 2007, a tout de même été «le deuxième meilleur de l’histoire».
Et les premiers mois de 2009 laissent espérer à Swatch «plus de chances que de risques» pour rester «optimiste» d’ici à la fin de l’année. «Nous devrions flirter avec une progression du chiffre d’affaires en monnaies locales», a annoncé Nick Hayek, rappelant une nouvelle fois «le rôle crucial du taux de change» dans les chiffres de Swatch.
Et de réaffirmer qu’il n’y pas de chômage partiel ni de licenciements prévus. Sur 24’000 collaborateurs, 300 personnes connaissent en ce moment le travail temporaire. «Si les taux ne changent pas et si mars se passe bien, il n’y aura aucun changement dans la stratégie annoncée», a-t-il conclu.
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