Un campus pour les chercheurs de Serono
L'entreprise va centraliser ses forces sur l'ancien site genevois de Sécheron. Il devrait dans un premier temps accueillir 1200 employés.
Le «campus» ne sera pas une île. Il sera intégré à la vie de la cité. L’investissement atteint 500 millions.
Serono va se doter d’un véritable campus sur le modèle de son centre de recherche près de Boston. Quelque 1200 collaborateurs en 2005 et plus de deux mille en 2008, dont de nombreux chercheurs, prendront possession des lieux.
«Nous souhaitons regrouper le personnel aujourd’hui disséminé entre notre siège actuel et le site de recherche de Plan-les-Ouates», indique James Grozier, chef du projet «Horizon Serono».
Cet ensemble architectural fonctionnera «comme un campus» et comprendra plusieurs corps de bâtiment.
Plus efficace
L’objectif du premier groupe européen de biotechnologies est de favoriser la communication et les contacts entre les chercheurs et les autres activités telles que les affaires réglementaires et d’homologation et les fonctions administratives.
«Je ne sais pas si cette formule sera plus rentable, mais elle sera en tout cas plus efficace», relève Marc Aubert, porte-parole de Serono.
Les collaborateurs de l’entreprise et, peut-être un jour les résidents du quartier, profiteront de différents services (cafétéria, fitness, etc), à proximité des activités de recherche et développement.
L’atrium de Serono sera accessible au public. «L’important est de démythifier notre métier», explique James Grozier.
Délais serrés
Une première tranche, dont les travaux devraient démarrer en 2003 pour s’achever en 2005, occupera une surface brute de 54 000 m². Quelques bâtiments, qui font partie du patrimoine industriel de la ville, seront conservés.
Dans une seconde étape, le groupe a prévu la construction de 36 000 m². Le site sera alors installé sur plus de 4,3 hectares, en pleine ville.
Un investissement de 500 millions de francs a été budgétisé, dont 350 millions pour la première phase. A cela s’ajoute le prix d’achat des terrains, dont le prix n’est pas encore communiqué.
Encore des zones d’ombre
Serono demeure tributaire «d’impératifs qui ne sont pas tous résolus, estime Marc Aubert. Les oppositions au projet ne sont pas encore toutes levées et le relogement des anciens locataires du site de Sécheron est loin d’être entièrement achevé».
Serono espère régler ces problèmes administratifs d’ici à fin 2002 pour démarrer les travaux. L’enjeu est aussi celui de toute une zone résidentielle, située entre le quartier des organisations internationales autour de l’ONU, la gare Cornavin et, non loin de là, du Jardin Botanique.
«C’est l’occasion d’une véritable mutation pour ce quartier», estime James Grozier. Conscient de l’impact sur l’environnement, le groupe genevois va mettre en oeuvre une vraie politique de développement durable.
swissinfo avec les agences
Serono est présent dans 45 pays.
Dans son secteur, Serono occupe la 1re place au niveau européen et la 3e au niveau mondial.
Centenaire, l’entreprise occupe 4500 personnes dans le monde.
Le chiffre d’affaires de Serono a atteint 1,38 milliard de dollars en 2001.
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