Fribourg: ouverture de l’unité de médecine des violences à l’HFR
L'Hôpital fribourgeois (HFR) vient d'ouvrir l’unité de médecine des violences sur son site de Fribourg. Dédiées à la prise en charge des personnes victimes de violences physiques et psychiques dès 16 ans, les consultations sont gratuites et confidentielles.
(Keystone-ATS) Depuis le 5 janvier, les personnes éligibles peuvent être prises en charge au sein d’une unité ad hoc, a indiqué mercredi l’HFR. L’accompagnement propose un examen clinique avec documentation des lésions selon les normes médico-légales, à savoir avec des photographies des lésions et le constat des coups ou blessures.
L’objectif consiste à aider la victime à faire valoir ses droits devant la justice le cas échéant. L’unité offre également une «approche globale» permettant d’évaluer la situation dans son ensemble. Outre la réassurance et le soutien, une évaluation pour y relater les différents événements violents est réalisée.
Personnel spécialisé
Les personnes victimes sont aussi informées et orientées vers les institutions et associations partenaires du canton pour être accompagnées. La prise en charge se fait sur rendez-vous. Les consultations sont menées par du personnel infirmier formé en violence interpersonnelle et supervisées médicalement par l’HFR.
A terme, un partenariat sera conclu avec un centre universitaire de médecine légale. En cas de situations urgentes nécessitant une intervention médicale ou une mise en sécurité, les moyens à disposition restent inchangés: ambulances, police, urgences HFR et centres LAVI (pour loi fédérale sur les victimes d’infractions).
Priorité cantonale
L’ouverture de l’unité ad hoc intervient dans le contexte de la priorisation de la lutte contre la violence domestique voulue par les autorités cantonales. Elle fait partie d’autres mesures du concept d’action II du Conseil d’Etat – violence au sein du couple et ses impacts sur la famille.
Le gouvernement fribourgeois a dernièrement autorisé l’engagement de moyens financiers dans ce domaine dès le début de l’année, malgré l’absence de budget 2026. Pour rappel, celui-ci ne sera bouclé qu’en juin, après la votation concernant la loi sur l’assainissement des finances de l’Etat (LAFE) soumise à référendum le 26 avril.