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Fribourg: pas d’enquête sur la vente d’actions de Fribourg-Gottéron

Keystone-SDA

Le Conseil d’Etat n’enquêtera pas sur la vente par la Banque cantonale de Fribourg (BCF) de ses actions dans le club de hockey sur glace de Fribourg-Gottéron. Leur cession à une société appartenant à la famille d’Albert Michel a été opérée réglementairement.

(Keystone-ATS) L’affaire est close aux yeux du gouvernement cantonal, a fait savoir récemment ce dernier en réponse à une question du député PVL Daniel Savary. La vente des actions de Fribourg-Gottéron de la BCF était intervenue en faveur d’une entité en mains de la famille d’Albert Michel, ancien homme fort de la banque, décédé en 2022.

L’élu s’interrogeait sur la régularité de l’opération. Selon le Conseil d’Etat, la vente a respecté le cadre réglementaire. En fonction des éléments en sa possession, l’exécutif considère que la transaction ne peut pas «constituer un délit d’initié», sachant qu’Albert Michel s’était «formellement récusé lors des discussions».

Enquête de La Liberté

Celles-ci portaient à l’époque sur la valorisation des actions du HC Fribourg-Gottéron. De plus, «la transaction n’a pas suscité de remarque de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma)». L’opération est remontée à la surface ces dernières semaines à la suite d’une enquête de La Liberté.

Selon le quotidien fribourgeois, la BCF avait cédé en catimini la quasi-totalité de ses actions de Gottéron à Pimpco SA, une société en mains de la famille d’Albert Michel, celui-ci officiant alors comme président du conseil d’administration de la banque et reconnu comme une personnalité très influente de l’économie fribourgeoise.

Dans une réponse à une autre question de députés, le Conseil d’Etat avait laissé entendre en mai que le prix de la vente, qui selon plusieurs sources de La Liberté aurait relevé d’un montant symbolique, n’avait pas atteint des sommets. Le prix correspondait à la valeur d’une société qui affichait des chiffres rouges.

Chiffres rouges

En effet, lors des cinq années précédant la transaction, Fribourg-Gottéron avait essuyé une perte annuelle moyenne de plus de 250’000 francs. Dans sa question, Daniel Savary a fait remarquer qu’au moment de la vente, formalisée au début de 2019, «la future mue économique de Fribourg-Gottéron était déjà à l’ordre du jour».

A l’époque, la transformation de la patinoire BCF Arena, pilotée par Albert Michel, allait en être un moteur majeur. Selon le journaliste auteur de l’enquête, la participation cédée à Pimpco SA représentait quelque 20% du capital-actions du club de hockey sur glace sacré cette année champion de Suisse pour la première fois de son histoire.

La BCF, propriété de l’Etat, avait été, toujours à l’époque, le principal artisan du sauvetage des Dragons, alors proches de la faillite lors de la saison 2006-2007. Le club avait dû effacer une ardoise de 5,6 millions de francs. L’établissement bancaire en était devenu à cette occasion un actionnaire de référence.

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