GC dans la glacière d'Ellan Road

Alan Smith (à g.) marque le but de la victoire pour Leeds lors du match aller, le 22 novembre dernier. Keystone Archive

Match décisif contre le 3e du championnat anglais. Battu 2-1 à Zurich lors du match aller, Grasshopper joue son va-tout jeudi en Coupe UEFA contre Leeds.

Ce contenu a été publié le 05 décembre 2001 - 17:57

Ellan Road, 40 000 spectateurs qui vomissent leurs tripes durant quatre-vingt-dix minutes pour mieux encourager leur équipe. Un adversaire solide, compact et efficace. Grasshopper va vivre un véritable enfer.

D'autant plus que les Zurichois doivent absolument gagner pour accéder aux huitièmes de finale de la compétition. Mais l'exploit demeure possible.

Devant leur public, les protégés de l'entraîneur «Bidu» Zaugg avait poussé Leeds dans ses derniers retranchements. Et les Suisses auraient même pu prétendre à la victoire si Nunez n'avait pas manqué un penalty alors que son équipe menait 1-0, après le but marqué par Chapuisat.

Le «rush» final des Anglais

Bien que privés de plusieurs titulaires Leeds avait alors profité de ce coup du sort pour sortir de sa réserve. Auteur de l'égalisation anglaise au Hardturm, le défenseur Ian Harte espère classer l'affaire plus facilement sur ses terres «Nous sommes en position de force et nous pouvons raisonnablement espérer continuer l'aventure en février.»

Grosse cylindrée de leur championnat, les Britanniques ont de l'ambition. Le récent engagement de l'international de Liverpool Robbie Fowler pour plus de 26 millions de francs est là pour le prouver.

Heureusement pour Grasshopper, pas encore qualifié, ce dernier ne sera pas sur la pelouse d'Ellan Road jeudi. L'entraîneur O'Leary pourra par contre compter sur ses deux internationaux Australiens, Kewell et Viduka, grands absents lors du match aller et avides de revanche après l'élimination de leur équipe nationale de la prochaine Coupe du Monde.

GC sur son élan

Victorieuse dimanche à Bâle (5-4) dans un choc au sommet affolant, l'équipe de Grasshopper va compter sur son duo Chapuisat/Nunez pour forcer les portes du paradis. Tout en espérant que le verrou défensif, pour le moins fébrile, ne cède pas sous les premières poussées anglaises.

Contesté - et même sans doute déjà remplacé - par ses dirigeants qui ne lui ont toujours pas pardonné de n'avoir su conduire son équipe dans la très lucrative Ligue des Champions, Hans-Peter Zaugg doit sans doute appeler un miracle de toutes ses forces.

Pour lui qui traîne l'élimination contre Porto comme un boulet, une qualification acquise dans l'antre d'Ellan Road aurait en effet des relents de douce revanche. Au goût amer.

Mathias Froidevaux

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