L’éducation pour résoudre les conflits
Le conseiller national Remo Galli a l'intention de promouvoir la tolérance culturelle, dans le cadre d'une conférence internationale en Israël.
Le démocrate-chrétien bernois représente le gouvernement suisse à la Conférence internationale des ministres et parlementaires juifs. Depuis ce dimanche et durant cinq jours, 120 parlementaires juifs du monde entier sont réunis à Jérusalem.
A l’agenda, entre autres, la lutte contre la violence et le terrorisme. Les participants doivent notamment échanger leurs opinions sur la façon de gérer la violence au Moyen-Orient. Ou encore sur les attaques terroristes du 11 septembre et la guerre en Afghanistan.
Berne propose depuis longtemps sa médiation pour restreindre cette violence. Ou envoie de l’aide humanitaire dans les zones troublées.
Dans le cas du Moyen-Orient, Joseph Deiss a exprimé son souci face à l’escalade de la violence. Le chef des Affaires étrangères a aussi appelé Israël à respecter le droit humanitaire.
Des ponts interculturels
Mais la Conférence de Jérusalem ne vise pas à résoudre le conflit qui secoue actuellement le Moyen-Orient. Remo Galli espère cependant encourager les parlementaires juifs à construire des ponts avec leurs voisins arabes. Et cela par le biais de l’éducation.
«Selon moi, la solution à ce conflit se trouve dans le dialogue. L’intégration, et non la séparation, doit permettre à chacun de mieux comprendre l’autre culture», précise le démocrate-chrétien.
Pour cette raison, le Bernois a d’ailleurs proposé d’ajouter à l’agenda des discussions la question de l’éducation. Ce qui a été accepté.
Pour le moment, Juifs et Arabes étudient dans des écoles séparées. «Des établissements multiethniques, poursuit le parlementaire, permettraient aux deux peuples de commencer à se comprendre. Simplement en étudiant ensemble.»
La Suisse en exemple
La Suisse se présente elle-même comme un exemple de société multiethnique. Une société où les conflits majeurs ont pu être évités, grâce à l’intégration et à la tolérance.
Selon Remo Galli, d’autres pays peuvent utiliser cette expérience. «Par exemple, nous donnons de l’argent pour des écoles multiethniques en Macédoine.»
Remo Galli s’inquiète notamment des inégalités entre les Arabes et les Juifs d’Israël. «Un Arabe ne reçoit qu’un tiers du salaire d’un Juif, et les classes arabes sont plus grandes que les classes juives», explique-t-il.
L’antisémitisme
L’antisémitisme doit également être discuté par les parlementaires. Le message de Remo Galli? Il conseillera à Israël de ne pas être aussi sensible.
«Je crois que nous devons expliquer que, parfois, Israël se fâche un peu trop vite, pour ces choses qui ne sont peut-être pas aussi sérieuses qu’il n’y paraît», précise le politicien de mère juive.
Samantha Tonkin et Ramsey Zarifeh
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