Les droits de nos amies les bêtes
Les défenseurs des animaux lancent leur initiative pour contrer le projet de révision de la loi. En particulier, la disposition sur l'abattage rituel.
Lorsque l’actuelle loi helvétique sur la protection des animaux a été adoptée, elle passait pour l’une des plus progressistes de la planète.
Mais, depuis, estime la Protection Suisse des Animaux (PSA), «la Suisse s’est reposée sur ses lauriers. Et il est temps qu’elle se dote d’une législation qui octroie enfin des droits aux animaux.
Le droit de vivre
En clair, les amis des bêtes veulent que des droits inaliénables pour les animaux soient ancrés dans la Constitution. Qu’ils soient de compagnie, de rente ou sauvages, affirme la PSA, tous les animaux ont le droit de vivre.
Pour les auteurs de l’initiative, il faut pouvoir avancer une raison valable pour tuer des animaux. Et, si cette raison est bonne, les animaux ont le droit à une mise à mort digne. Qui plus est, donnée avec ménagement.
L’abattage rituel en question
Là, la PSA fait bien sûr directement allusion à la réintroduction éventuelle de l’abattage rituel sans étourdissement préalable. Elle se dit choquée par la disposition telle qu’elle est prévue dans le projet de révision de la loi du Conseil fédéral.
Pour les auteurs de l’initiative, cette disposition réhabilite une forme archaïque de torture animale. Qui est, d’ailleurs, strictement interdite depuis plus d’un siècle.
Une entrave à la liberté de croyance
A noter que cette attaque en règle contre le projet du gouvernement touche directement les musulmans et les juifs de Suisse. En tout cas ceux et celles qui respectent les préceptes du Coran et du Talmud.
Ces préceptes leur interdisent strictement de consommer du sang. Raison pour laquelle, les musulmans et les juifs abattent leurs animaux en leur sectionnant la carotide et en les vidant de leur sang, sans étourdissement préalable.
Les Suisses derrière la PSA
Mais peu importe la liberté de croyance face à la protection des animaux. D’ailleurs, les auteurs de l’initiative ne sont pas seuls.
En effet, selon un sondage réalisé en novembre par l’institut IPSO, les trois quarts des mille Suisses interrogés sont totalement contre l’autorisation de l’abattage rituel.
Cela dit, l’initiative lancée ne s’arrête pas là. Elle exige en outre une limitation des transports du bétail. Elle prohibe les élevages extrêmes. Et souhaite l’introduction de solutions alternatives aux expériences qui sont menées sur les animaux.
swissinfo avec les agences
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