Visites prestigieuses pour les sans-papiers bâlois
L'évêque Jacques Gaillot et la veuve d'un président bourkinabé sont venus apporter samedi un message de solidarité aux sans-papiers de Bâle.
Le très médiatique évêque français a participé à un «banquet républicain». Il était accompagné de Faso Mariam Sankara, veuve du capitaine Thomas Sankara, président du Burkina Faso assassiné en 1987.
Un combat juste
«Il n’y a pas de frontières pour les sans-papiers. Il est important de manifester notre solidarité, parce que ce sont des gens qui n’existent pas, des sans-droits», a déclaré Mgr Gaillod à la Télévision suisse romande. Selon l’évêque, leur combat est juste.
Plus de 200 convives ont pris part au banquet en mémoire de l’abbé des réfugiés Cornelius Koch récemment décédé. Mgr Gaillod rencontrera dimanche les sans-papiers de l’église Ste-Marie à Berne.
Evêque des sables
Mgr Gaillot, autrefois évêque du diocèse d’Evreux près de Paris, s’est fait un nom en défendant les pauvres et les plus faibles. Il avait été relevé de son évêché par le pape en 1995 en raison de ses positions.
Le Vatican lui a alors confié le diocèse de Partenia en Mauritanie qui n’existe plus depuis le 5e siècle.
Quinze sans-papiers occupent l’église St-Antoine à Bâle depuis le 20 octobre. Une délégation des occupants rencontrera mardi pour la première fois de directeur de la police bâloise Jörg Schild.
swissinfo avec les agences
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