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Irak: les forces kurdes ont pris Bachiqa, près de Mossoul, à l’EI

Les peshmergas kurdes ont lancé lundi l'assaut sur Bachiqa après l'avoir attaquée depuis le nord, l'est et le sud. KEYSTONE/AP/FELIPE DANA sda-ats

(Keystone-ATS) Les combattants kurdes ont conquis la localité irakienne de Bachiqa, au nord- est de Mossoul, a annoncé mardi un haut responsable du gouvernement du Kurdistan irakien. Les peshmergas «sont en train de ratisser la ville et de la déminer».

Bachiqa est «sous le contrôle total» des peshmergas, a précisé à l’AFP Jabbar Yawar, secrétaire général du ministère de la région autonome du Kurdistan irakien chargé des forces de sécurité. Les peshmergas avaient lancé lundi l’assaut sur cette ville après l’avoir attaquée depuis le nord, l’est et le sud.

«Le matin, il y avait des terroristes cachés dans des maisons, ils voulaient prendre la fuite (…) Treize d’entre eux ont été tués», a-t-il poursuivi, ajoutant que cinq autres avaient été blessés à l’intérieur de tunnels souterrains.

La région de Bachiqa abrite une base militaire où sont déployées des forces turques, un sujet qui a provoqué des tensions entre Ankara et Bagdad. La Turquie insiste pour jouer un rôle dans l’offensive sur Mossoul, lancée le 17 octobre, et a mené des attaques à l’artillerie contre les djihadistes depuis la base de Bachiqa.

Ankara exige des garanties pour Raqa

Ankara veut également la garantie que des «mauvais groupes» ne participeront pas aux opérations visant à déloger les djihadistes de l’EI de leur fief syrien de Raqa, a déclaré mardi le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu lors d’une conférence de presse.

Selon le ministre des Affaires étrangères, les Etats-Unis ont informé Ankara que ces «mauvais groupes» – allusion aux miliciens kurdes syriens des Unités de protection du peuple (YPG) – seraient cantonnés au siège de la ville, mais qu’ils n’y entreraient pas, laissant cette tâche à leurs alliés arabes.

Mais il a ajouté que la Turquie allait «prendre des mesures», puisque ses partenaires n’ont pas respecté des promesses similaires par le passé, notamment à Manbij, ville du nord de la Syrie reprise cet été par les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance insurgée arabo-kurde. Ce sont ces mêmes FDS qui ont annoncé dimanche le lancement d’une offensive sur Raqa.

L’opération dénommée «Colère de l’Euphrate» semble pour l’instant se concentrer sur les secteurs proches de la ville d’Aïn Issa, à 50 km au nord de Raqa. D’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les FDS ont pris plusieurs positions à l’EI mais n’ont pas enregistré de «réels progrès».

Le soutien apporté par Washington aux combattants kurdes des YPG exaspère Ankara, qui considère le groupe armé kurde syrien comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le mouvement séparatiste kurde de Turquie.

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