L’aéroport de Palm Beach porte désormais le nom de Donald Trump
L'aéroport international de Palm Beach, en Floride, a été rebaptisé jeudi du nom de Donald Trump, dernier exemple en date de sa volonté d'imprimer sa marque tous azimuts.
(Keystone-ATS) «Bienvenue à l’aéroport international Président Donald J. Trump», accueille jeudi une nouvelle pancarte sur la route y conduisant. A l’intérieur, le nouveau nom de l’aéroport s’affiche aussi sur les écrans des comptoirs d’enregistrement.
Pour marquer le coup, l’un des fils du président républicain, Eric Trump, s’y est posé juste après cinq heures du matin jeudi avec l’avion privé de la famille – surnommé «Trump Force One», en référence au nom de l’avion présidentiel. Il a partagé sur les réseaux sociaux des images depuis le cockpit au moment de l’atterrissage.
«Il n’était pas question que je laisse un avion d’UPS être le premier à s’y poser», a-t-il lancé au micro de Fox News. «Alors on est monté à bord de ‘Trump Force One’ (…) et on a atterri à 5h01 précises ce matin, a-t-il raconté. C’était un moment incroyablement unique.»
«Je ne crois pas qu’il y ait quelqu’un qui incarne mieux Palm Beach que Donald Trump», a encore estimé son fils, sans oublier de rappeler que la principale route d’accès à l’aéroport porte déjà le nom de son père.
Le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, avait donné fin mars son accord pour que l’aéroport de Palm Beach porte le nom de Donald Trump – dont la résidence privée Mar-a-Lago n’est qu’à environ trois kilomètres.
A l’aéroport jeudi matin, les avis étaient contrastés.
«Farce»
«Le président a sans aucun doute fait suffisamment pour mériter qu’un aéroport porte son nom, comme d’autres anciens présidents. Et comme c’est l’aéroport de sa ville de résidence, je trouve que c’est une bonne chose», estime Chris Bailey, un pilote âgé de 55 ans.
«Maintenant l’aéroport porte le nom d’un repris de justice. C’est une farce. Ce n’est pas pour ça que j’ai passé trente ans dans l’armée de mon pays», se désole John, vétéran de 79 ans qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.
John Manov, médecin trentenaire, y voit un «changement un peu stupide». «Palm Beach est une meilleure marque. Les gens n’aiment pas vraiment Donald Trump», considère-t-il. Et «il est encore président, alors ça me semble de mauvais goût».
Un pont au nom du milliardaire new-yorkais a aussi été inauguré dans le Tennessee dans la matinée, en présence notamment de son ministre des Finances Scott Bessent, qui a loué un chef d’Etat qui «n’a pas ménagé ses efforts pour restaurer la puissance américaine».
Imprimer son empreinte
De l’architecture de la Maison Blanche aux billets de banque, en passant par des bâtiments et lieux emblématiques de Washington, Donald Trump n’a de cesse de chercher à imprimer son empreinte.
Il y a la grandiose et onéreuse salle de bal en construction à la Maison Blanche, son projet d’arc de triomphe monumental au coeur de la capitale américaine, ou encore sa signature annoncée bientôt sur des billets – une première pour un président des Etats-Unis en exercice.
Il y a aussi ce passeport américain en édition limitée dans lequel figure son portrait, imaginé à l’occasion du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis, qui vient d’être célébré le 4 juillet.
A Washington, son nom est apposé depuis fin 2025 sur l’Institut américain pour la paix. Un temps accolé au-dessus de celui de John F. Kennedy sur la façade d’une grande salle de spectacles de la capitale, il a toutefois dû être retiré après une récente décision de justice.