L'horlogerie britannique renaît de ses cendres en Suisse

Le Salon mondial de l'horlogerie et de la bijouterie de Bâle a pris fin jeudi. Les affaires ont été bonnes. Reste que l'horlogerie n'est pas une exclusivité suisse. Les Britanniques ont joué un rôle éminent. Deux entrepreneurs de La Chaux-de-Fonds ont choisi de ressusciter d'anciennes marques anglaises.

Ce contenu a été publié le 29 mars 2001 - 16:53

En Grande-Bretagne, en 1695, John Graham inventa le chronographe. Plus tard, John Arnold construisit des chronomètres de marine exceptionnels. Mais ces exploits sont tombés dans l'oubli au fil du temps, jusqu'à ce que ces deux jeunes chaux-de-fonniers les découvrent.

Ils ont pour nom Eric Loth et Pierre-André Finazzi. Le premier est ingénieur, le second designer. Ensemble, ils avaient envie de lancer une marque d'horlogerie et se demandaient comment trouver un nom porteur.

Et puis, un jour de 1995, au musée de Greenwich, près de Londres, ils découvrirent les merveilles des Arnold, Graham et autre Tompion. Renseignements pris, les deux comparses s'aperçurent que ces noms historiques étaient dans le domaine public. Aussitôt, ils en firent l'acquisition et ce fut le début d'une aventure.

Depuis cinq ans maintenant, les grandes marques anglaises revivent sous l'appellation des British Masters. Pétris d'histoire technique, les jeunes entrepreneurs chaux-de-fonniers ont axé le développement de leur ligne de produits vers des pièces exceptionnelles, tels des chronographes avec seconde foudroyante, des retours au vol, des réserves de marche, des phases de lune et même une montre qui permet de calculer la longitude.

Pas à pas, les anciennes marques anglaises, ressuscitées en Suisse, façonnent leur place dans le monde horloger moderne, une si belle place que des capitaux anglais ont récemment rejoint la société établie en Suisse.

Eric Othenin-Girard

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