La Suisse s’aligne sur l’UE et interdit les tensiomètres à mercure
(Keystone-ATS) Fini le tensiomètre à mercure. La Suisse s’aligne sur l’Union européenne (UE) et va interdire les instruments de mesure contenant ce métal lourd. Les sels de l’acide formique pourront en revanche être utilisés pour faire fondre le verglas sur les chemins piétonniers longeant des zones de verdure.
Le Département fédéral de l’environnement (DETEC) a mis en consultation jusqu’au 15 décembre une révision de l’ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques. But affiché: aligner la réglementation suisse sur le droit international et l’évolution des connaissances techniques.
Depuis plusieurs années, les appareils tels que les thermomètres médicaux ne peuvent plus être remis au grand public s’ils contiennent du mercure. Il existe des substituts éprouvés pour de nombreux dispositifs destinés aux professionnels.
Les coûts de l’interdiction sont estimés à quelque 200’000 à 600’000 francs. Il faut en effet compter 3,50 francs de plus pour un thermomètre électronique et 11 à 14,50 francs de plus pour un appareil de mesure de tension artérielle sans mercure.
Dégel et épandage
La réglementation sur les produits à dégeler va aussi être revue. Le chlorure de sodium usuel restera le principal agent d’entretien hivernal des routes. Il faudra toutefois limiter l’usage et le dosage d’additifs. La teneur en carbone organique dissous (COD) de l’additif «safecote» sera limitée à 20% et ce produit ne pourra dépasser 10% de la saumure.
Autre produit en passe d’être prohibé: le 1,4-dichlorobenzène. Plus question de mettre sur le marché des désodorisants qui en contiennent. Cette interdiction devrait entrer en vigueur en 2017, afin d’écouler les lots. Actuellement, tout au plus trois désodorisants contenant ce produit sont encore commercialisés.
L’épandage de produits phytosanitaires ou biocides et d’engrais par voie aérienne fera aussi l’objet d’une nouvelle réglementation.