La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

Le Conseil d’Etat prévoit le chaos en cas de «non» à la fusion

(Keystone-ATS) Le Conseil d’Etat genevois a rappelé mercredi les conséquences catastrophiques qu’entraînerait le rejet par les Genevois, le 3 mars, du plan d’assainissement des caisses de pension publiques. Le canton s’enfoncerait dans une grave crise politique et financière.

En cas de refus, le hasard prévaudrait comme méthode et il faudrait payer beaucoup plus et beaucoup plus rapidement, a déclaré devant les médias le président du gouvernement genevois, Charles Beer. Comme pour insister sur l’importance de l’enjeu, ses six autres collègues étaient à ses côtés lors de la conférence de presse.

Partage des sacrifices

Le plan d’assainissement et de fusion des caisses de pension publiques CIA (administration, écoles) et CEH (hôpital) défendu par le Conseil d’Etat prévoit un partage presque égal des sacrifices entre les fonctionnaires et la collectivité publique. Celle-ci s’engagerait à verser quelque 6,3 milliards sur 40 ans.

Mais la facture serait encore plus lourde pour l’Etat, en cas de refus par les Genevois du projet. Elle se montrait à quelque 11 milliards de francs sur dix ans si le gouvernement ne présente pas de plan de rechange et opte pour le passage à la capitalisation complète de l’institution de prévoyance.

Emprunter cette somme conduirait à doubler la dette du canton de Genève, qui s’élève aujourd’hui à près de 12 milliards de francs, a rappelé le ministre des finances genevois David Hiler. Pour le magistrat, cette solution n’aurait de surcroît quasiment aucune chance de passer la rampe du Grand Conseil.

Le spectre de la liquidation

Le canton pourrait aussi choisir de ne rien faire, avec comme effet la liquidation de la CIA et de la CEH. L’Etat, qui doit garantir les rentes en cours et les prestations de libre passage, devrait alors débourser entre 7 et 8 milliards de francs. Les fonctionnaires, eux, bénéficieraient de prestations réduites au minimum.

En cas de refus, le gouvernement pourrait toujours élaborer un plan B dans l’urgence, et ainsi maintenir le système de la capitalisation partielle.

Les plus appréciés

Les plus discutés

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision