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Le Prix du cinéma confirme les choix du public

Les lauréats Jean-Stéphane Bron, Corinna Glaus, Gilles Tschudi, Dominique de Rivaz et Frédéric Mermoud.

(swissinfo.ch)

«Mein Name ist Bach» de Dominique de Rivaz obtient le Prix du cinéma suisse de la meilleure fiction.

Le jury, présidé par Stephan Eicher, récompense également deux succès populaires: «Le génie helvétique» de Jean-Stéphane Bron et «Achtung, Fertig, Charlie!».

Le cinéma suisse a aussi son tapis rouge, ses projecteurs et ses statuettes. De petits coffrets argentés. Sorte de boîtes à surprise. Et des surprises, il y en a eu mercredi soir, lors de la cérémonie du Prix du cinéma suisse, à Soleure.

Surprise des lauréats d’abord. Lorsque son nom sort de l’enveloppe, la Fribourgeoise Dominique de Rivaz ne se lève pas tout de suite. Elle est ensuite submergée par l’émotion. En larmes, elle s’excuse: «Désolée, je ne m’y attendais pas… j’ai froid de partout!»

L’émotion et les larmes

«Je suis encore abasourdie, confiait-t-elle à swissinfo, à la fin de la cérémonie. Désormais, je regarderai avec plus de tolérance les remises de prix... Les Césars, les Oscars: je pensais que c’était de la comédie. Mais l'émotion est réelle.»

Son film évoque, avec fantaisie, la rencontre entre Jean-Sébastien Bach et le roi Frédéric II de Prusse (voir encadré: «Mein Name ist Bach», un film baroque et glamour).

Le jury a été séduit par «son style et ses tonalités fines et gaies». Fruit de cinq ans de travail, «Mein Name ist Bach» sortira en salle, en avril, en Allemagne et en Suisse alémanique. Puis, il sera projeté en Suisse romande.

«Achtung, Fertig, Charlie!», une surprise

Autre surprise: le Prix du jury. Contre toute attente, il revient à Corinna Glaus pour le casting du film «Achtung, Fertig, Charlie!», qui a dominé le box-office 2003 avec 545’000 entrées.

Le fait que la comédie suisse alémanique de Mike Eschmann fasse partie des nominés (fiction) avait suscité la controverse. Mais le jury a finalement confirmé le choix du public. Et le président Stephan Eicher n’y est pas totalement étranger.

«J'ai personnellement défendu ce film. Il y aura sûrement des critiques contre le jury... Mais je m'en fiche de tout ça, lance le chanteur. Certains pensent, dans le cinéma suisse, que parce qu'un film a du succès, il ne doit pas gagner. C'est ridicule!»

Un double succès

Le Vaudois Jean-Stéphane Bron obtient, pour sa part, le prix du meilleur documentaire pour «Mais in Bundeshuss - Le génie helvétique». Le jury a apprécié la maîtrise de l'écriture cinématographique et l'analyse du discours politique actuel.

Et là encore, il suit le public. Le film a en effet réalisé plus de 80’000 entrées jusqu'à fin décembre 2003. Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance.

«On est parti avec plusieurs handicaps, se souvient Jean-Stéphane Bron. Un film qui se passe au Palais fédéral, une histoire autour de la politique suisse... Pas très séduisant comme sujet!»

Le président du jury Stephan Eicher l’avoue lui-même: «Quand j’ai lu la documentation du film, je me suis dit que j’allais m’endormir. Et c'est peut-être le meilleur que j'ai vu. Ce n’est pas un grand film, mais du très grand cinéma.»

Merci maman,...

Les autres prix reviennent à Frédéric Mermoud (meilleur court métrage pour «L'escalier»), Bettina Stucky (meilleur rôle principal pour sa prestation dans le téléfilm «Meier Marilyn») et Gilles Tschudi (meilleur rôle secondaire dans «Mein Name ist Bach»).

Le cinéma suisse a donc sa cérémonie. Et il a aussi les phrases qui vont avec. Par exemple: 'Je voudrais remercier le producteur, le réalisateur,... et mes parents!' Le comédien Jean-Luc Bideau n'a pas manqué de le souligner...

Chargé de remettre son prix à Frédéric Mermoud, il lance: «Tu ne vas pas nous faire le traditionnel 'merci maman'». «Euh... si», lui répond le jeune cinéaste, un peu gêné.

Jean-Luc Bideau se pose alors sur le côté de la scène, l'œil absent. Puis, une fois les remerciements terminés: «C'est bon? Bien, casse-toi maintenant et va vite nous faire un long métrage!»

Apprendre le cinéma en Suisse

Plus sérieusement, le comédien a dit son souhait de créer une école du cinéma. Sur ce terrain, le ministre de la Culture l’avait précédé.

Pascal Couchepin a exprimé sa volonté d'améliorer la formation des professionnels du cinéma suisse pour la rendre compétitive sur le plan international.

Cela passe par une meilleure organisation des formations existantes, a-t-il précisé. Un groupe de travail planche déjà sur cette réforme qui pourrait être présentée cet été.

swissinfo, Alexandra Richard, Soleure

En bref

- Depuis 1998, le Prix suisse du cinéma est remis annuellement en janvier, en marge des Journées cinématographiques de Soleure.

- Cette année, le jury était présidé par le chanteur Stephan Eicher.

- Parmi les nouveautés de cette édition 2004, des dotations plus élevées et une modification des catégories.

- Les prix pour la «Meilleure interprétation» féminine et masculine ont été remplacés par deux catégories unisexes: «Meilleur rôle principal» et «Meilleur rôle secondaire».

- Les sections «Meilleur film de fiction», «Meilleur documentaire» et «Meilleur court métrage» restent.

- Autre nouveauté: un «Prix du jury» a été décerné pour la première fois cette année.

- Les lauréats se partagent un montant de 200'000 francs (150'000 l’an passé). Et 280'000 francs sont attribués aux nominés.

- Le Prix suisse du cinéma est organisé par Swiss Films, l’Office fédéral de la culture, les Journées de Soleure, SSR SRG idée suisse, le festival Visions du Réel, celui de Locarno et le Centre suisse du cinéma en collaboration avec l’Agence suisse du court métrage.

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