Les Suisses ne crient pas victoire
(Keystone-ATS) Genève – Sans Roger Federer, la Suisse a entamé sa préparation pour son quart de finale contre le Kazhakstan. «Un match qui n’est pas gagné d’avance», affirme Stanislas Wawrinka.
Si le no 3 mondial a tapé ses premières balles sur le court en Rebound Ace de Palexpo lundi après-midi, le no 4 ne sera à pied d’oeuvre que mercredi. «Ce n’est pas la première fois que Roger arrive tard sur une rencontre, souligne le capitaine Severin Lüthi. C’est une décision qui a été prise en commun. Pour Roger, le fait de ne venir que mercredi ne changera pas grand chose». Un choix qui s’explique sans doute par l’importance à laquelle attache Roger Federer à la date du 1er avril: elle est tout simplement de celle de l’anniversaire de son épouse.
Il reste à espérer que les Suisses justifient pleinement leur statut de favoris ce week-end pour que l’arrivée tardive de Roger Federer ne devienne pas une source de polémiques. Fort heureusement, l’excès de confiance ne guette pas l’équipe de Suisse malgré la présence dans ses rangs de deux des… quatre meilleurs joueurs du monde.
«Le Kazakhstan alignera ce week-end deux joueurs dangereux, lâche ainsi Stanislas Wawrinka. Andrey Golubev possède une frappe qui peut faire très mal. Pour sa part, Mikhaïl Kukushkin est un joueur très solide. Il faudra vraiment jouer un beau tennis pour les battre».
Le Champion d’Australie est parfaitement conscient que cette rencontre, qui sera suivie par 16 000 spectateurs, ne sera pas une rencontre comme les autres. «Tout d’abord, il s’agira de mon premier quart de finale en Coupe Davis, poursuit-il. Le fait de se retrouver à ce stade de la compétition, le fait que Roger soit là et enfin ma victoire à Melbourne changent la donne. Nous passons à un autre niveau».
Pour la première fois, Stanislas Wawrinka aura le statut de no 1 de l’équipe de Suisse devant Roger Federer. Il affrontera donc Golubev vendredi. «Oui, cette situation est nouvelle. Je suis no 1 pendant que Roger est le no 2. On se demande comment cela peut-être possible…», glisse-t-il comme si son sacre à Melbourne après ses victoires sur Novak Djokovic et Rafael Nadal n’était qu’un rêve.