
Maltraitance d’animaux à Sauvabelin: deux employés condamnés

La Ville de Lausanne a dit prendre acte mercredi de la décision rendue mardi par le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne, qui a reconnu coupables deux anciens collaborateurs pour non-respect de la loi sur la protection des animaux. Ces deux fermiers communaux employés au parc de Sauvabelin avaient été dénoncés par la Municipalité, accusés de mauvais traitements sur des moutons.
(Keystone-ATS) «Dès le départ, la démarche de la Ville s’est fondée sur un principe non négociable: les animaux confiés à la responsabilité d’une collectivité publique doivent être traités avec dignité, dans le respect strict des normes légales et éthiques, et ce jusqu’à la fin de leur vie», écrit la Ville dans un communiqué.
«C’est à l’aune de cette exigence que la Ville a estimé devoir porter l’affaire devant la justice. Elle accueille le verdict comme la reconnaissance, par la justice, de la gravité des faits et du manquement manifeste à la responsabilité éthique et professionnelle qu’exige la gestion d’animaux d’élevage dans un cadre public», commente la Municipalité.
Le Tribunal a condamné mardi le chef d’exploitation pour avoir délibérément renoncé à soigner des moutons, entre 37 et 50 selon l’acte d’accusation, les laissant agoniser sans traitement ni suivi, et ce sans en référer à sa hiérarchie. Il a écopé de douze mois de prison avec sursis.
Peine symbolique
Le jeune collaborateur, sous sa responsabilité, a, lui, «agi de manière isolée en tuant deux animaux agonisants dans le but d’abréger leur souffrance, mais en dehors de tout cadre légal». Il a reçu une amende symbolique de 100 francs avec sursis.
Pour la Ville de Lausanne, ces comportements sont «incompatibles avec la responsabilité que suppose la gestion d’un cheptel, en particulier au regard du bien-être animal». «Ils révèlent des pratiques dépassées et contraires à l’approche contemporaine de la condition animale qu’elle défend», ajoute-t-elle.
La Ville souligne par ailleurs avoir «déjà engagé un travail de fond et revu ses procédures de gestion des animaux, renforcé la chaîne hiérarchique et le devoir d’alerte». Elle poursuivra son engagement dans ce domaine, notamment en «renforçant les contrôles et le suivi des pratiques dans ses exploitations agricoles, consolidant les formations internes et en mettant en oeuvre des protocoles de gestion des situations critiques».