Manifestation à Zurich contre les centres d’hébergement fédéraux
(Keystone-ATS) Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement samedi après-midi à Zurich contre les centres d’hébergement fédéraux pour les requérants d’asile. L’événement a été organisé sans autorisation par la plate-forme zurichoise contre la répression raciste, issue de cercles révolutionnaires et de migrants.
Les manifestants ont défilé en musique et avec des banderoles. On pouvait notamment y lire: «L’asile n’est pas un crime», «Droit de l’homme au lieu d’asile» ou «Pas de camps, nulle part». Une femme masquée portait aussi une affiche avec l’inscription: «Ma nationalité: être humain».
Avec leur manifestation, les militants voulaient donner un signal «contre la politique d’asile raciste et répressive de l’Etat suisse», comme l’indiquait l’appel à la réunion.
Les tracts et les discours exigeaient «une société solidaire, sans exploitation ni oppression». L’ouverture pour une phase-test du centre d’hébergement fédéral sur le site «Juch-Areal», à Zurich-Altstetten, s’inscrit «dans toute une chaîne de durcissements dans le domaine de l’asile en Suisse», ont dénoncé les manifestants.
Lors de leur parcours, les quelque 300 personnes – selon les organisateurs – ont fait halte devant le secrétariat du Parti socialiste du canton de Zurich, accusé d’être co-responsable de l’ouverture de ce centre-pilote. L’itinéraire du défilé a dû être partiellement modifié, la police ayant barré l’accès au centre-ville.
Phase test jusqu’en septembre 2015
Le centre-pilote fédéral ouvert à Zurich pour des procédures d’asile accélérées a été mis en service lundi passé. Il compte 300 places et devrait traiter chaque année 1300 à 1400 cas de demandes d’asile. La phase-test est prévue jusqu’à fin septembre 2015 et sera accompagnée par des spécialistes, qui devront examiner les procédures accélérées sous l’angle de la qualité et des coûts».