Marco Berrettini, la disco à fleur de peau

Le chorégraphe italien s'inspire du disco pour Sorry, do the tour! batie.ch

La Bâtie, Festival de Genève, a ouvert ses portes jeudi. Le danseur et chorégraphe italien y présente deux pièces: «Blitz» et «Sorry, do the tour!»

Ce contenu a été publié le 30 août 2002 - 10:41

L'occasion notamment de se replonger dans la vague disco. Rencontre.

A l'époque, la disco faisait fureur. Nous sommes en 1978. Marco Berrettini a alors 15 ans. Le jeune homme se produit devant 8500 spectateurs, à Stuttgart, «dans une espèce de Zénith» comme il dit, et emporte le championnat d'Allemagne de danse disco.

Le prix ne lui monte pas à la tête. Il le pousse, au contraire, à confirmer son talent et à voler de concours en concours. «Plus j'avançais dans la compétition, mieux je me sentais, lâche-t-il dans un sourire. Les gens, ça leur plaisait et moi, ça me transportait».

Une gloire de jeunesse

De ce transport amoureux à l'égard de la disco, Marco Berrettini s'est souvenu quelques années plus tard. Entre-temps, beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts. Le danseur, devenu également chorégraphe, était passé par des écoles et des compagnies célèbres, comme celles de Pina Bausch et Noemi Lapzeson.

En 2001, il crée donc à Hambourg «Sorry, do the tour!». Clin d'œil affectueux et drôle à ces années de championnat qui furent pour lui une gloire de jeunesse.

Mais attention! «Sorry...», que le festival de la Bâtie accueille au Macumba (une grande discothèque aux portes de Genève) les 2 et 3 septembre, n'est pas un spectacle nostalgique. Berrettini insiste là-dessus: «Mon but était de montrer, avant tout, ce que des corps peuvent dégager aujourd'hui avec un matériel de danse des années 70».

Fragiles supports

Ces corps-là, le chorégraphe les mettra à l'épreuve dans «Blitz», autre pièce qu'il crée pour la Bâtie le 29 août, avec quatre membres de sa compagnie Melk Prod. Les cinq ont participé à la mise en scène.

«Avec les autres danseurs de la troupe, qui ont entre 25 et 50 ans, nous essayons, poursuit Berrettini, de dire sur scène les illusions de nos vies dont les corps, en mûrissant, restent des supports fragiles».

swissinfo/Ghania Adamo

En bref

Le programme:
- «Blitz», Festival de la Bâtie, Comédie de Genève, du 29 au 31 août.
- «Sorry, do the tour!», au Macumba (France), 2 et 3 septembre.
Tél: 022/738 19 19.

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