Parlement valaisan: les APEA dans le viseur de plusieurs députés
L'étude des comptes 2025 de l'Etat du Valais s'est poursuivie, mercredi matin par ceux du Département de la sécurité, des institutions et du sport (DSIS). Les principales remarques des députés ont concerné le fonctionnement de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) et les effectifs de la Police cantonale.
(Keystone-ATS) Maud Theler (PS) a relevé la hausse des coûts liés aux expertises médicales au sein des APEA. La députée s’est dite également «inquiète de la disparition de plusieurs postes temporaires» dans cette structure. La socialiste a également demandé au Canton de revoir la voilure en matière de voitures de fonction.
Pour François Vaudan (Le Centre du Valais romand), «les difficultés perdurent au sein des APEA, malgré la cantonalisation, tout comme le turn-over. En outre, nous attendons toujours le rapport qui doit être présenté au Parlement, à ce sujet, afin d’effectuer une évaluation objective et complète du système. En cascade, c’est tout le dispositif de protection de l’enfant qui est sous-pression.»
Le manque d’effectifs de la Police cantonale
Concernant les APEA, Elodie Praz (Les Vert-e-s) a parlé «d’une pression maximale», en songeant au manque de personnel. Elle a également déploré le manque de solutions pour l’application des mesures thérapeutique en institution fermée. Pour l’écologiste, il est également «urgent de renouveler le parc informatique de l’Etat pour qu’il soit à la hauteur de besoins grandissants.»
S’il a loué la bonne gestion du département, tout comme d’autres de ses préopinants, Cyrille Fauchère (UDCVR) a mis en exergue plusieurs préoccupations: «la Police cantonale ne dispose toujours pas des effectifs nécessaires pour atteindre les objectifs fixés. C’est problématique, certains indicateurs de criminalité restent orientés à la hausse, notamment ceux contre la vie et l’intégrité corporelle.» Le Sédunois a également regretté le manque de places dans les établissements pénitenciers.
Objectifs légaux pas respectés
Du côté du PLR, Andrea Duchoud a rappelé que les objectifs légaux au niveau de la Police cantonale ne sont pas respectés. En clair, le Valais compte un policier pour 745 habitants alors qu’il devrait représenter 650 citoyens. «La sécurité n’est pas une option, c’est une mission régalienne», a souligné la Chablaisienne.
La PLR s’est également interrogée sur la possibilité de fusionner du Service de l’administration numérique et du Service cantonale de l’information, afin de gagner en efficience et en rationalité.
Enfin, le retard dans le contrôle des véhicules à moteur a été mis en exergue tant par Les Vert-e-s, le PLR, que par Le Centre du Haut-Valais. «Une augmentation des effectifs permettrait une augmentation des entrées financières», ont rappelé plusieurs membres du Parlement.
Vers des postes supplémentaires
«Les APEA restent fragiles», a admis le Conseiller d’Etat en charge du DSIS, Stéphane Ganzer, lors de son tour de paroles. «Les nouveaux dossiers en Valais augmentent de 3% contre 2% en moyenne nationale.»
En vue du budget 2027, l’élu PLR proposera, en décembre prochain, une augmentation des effectifs pour les APEA. Il en ira de même pour la Police cantonale, malgré un refus, en ce sens, du Parlement, fin 2025.