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Plus 250 chercheurs du climat ont répondu à l’appel de la France

L'usine de charbon Plant Scherer, l'un des principaux émetteurs de dioxyde de carbone des Etats-Unis (archives). KEYSTONE/FR171034 AP/BRANDEN CAMP sda-ats

(Keystone-ATS) Face au retrait annoncé des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, la France avait proposé en juin d’accueillir une cinquantaine de projets de recherche. Plus de 250 climatologues ont fait acte de candidature, affirme vendredi le CNRS.

Des milliers de personnes se sont enregistrées sur le site internet de l’opération «Make our planet great again» annoncée le 1er juin par le président français Emmanuel Macron. Mais elles étaient beaucoup moins à correspondre aux critères spécifiques et à pouvoir réellement postuler.

Cette invitation avait été lancée après l’annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris visant à contenir le réchauffement. Paris avait annoncé, mi-juin, débloquer 30 millions d’euros pour financer une cinquantaine de projets de recherche en France. Une somme équivalente sera également versée par les institutions de recherche qui accueilleront les chercheurs.

Pour pouvoir déposer un dossier, les candidats devaient notamment être titulaires d’une thèse depuis plus de 4 ans, être établis à l’étranger, et travailler dans les sciences du climat, l’observation et la compréhension du Système Terre ou les sciences et technologies de la transition énergétique. Ils devaient également s’engager sur un projet de 3 ans minimum.

Presque la moitié d’Américains

Les chercheurs avaient jusqu’au 31 août pour déposer un premier dossier constitué d’informations sur leur CV et sur leurs réalisations scientifiques. A cette date, «255 candidatures complètes ont été déposées», a annoncé Anne Peyroche, directrice générale déléguée à la science du CNRS.

Sur ce total, 45% émanent de citoyens américains et 55 % de chercheurs résidant aux Etats-Unis. En tout, 41 nationalités différentes sont représentées. «Mi-septembre, nous avons sélectionné les meilleurs parcours académiques parmi ces 255 personnes, soit 90 chercheurs», a détaillé Anne Peyroche.

La sélection s’effectue en deux temps: la première, celle de mi-septembre, s’est basée sur la carrière des candidats, la seconde étudiera le projet scientifique qu’ils désirent réaliser en France.

Peu de femmes

Parmi les 90 chercheurs désormais retenus, 62% travaillent actuellement aux Etats-Unis. 15% sont des Français travaillant aux Etats Unis. Quarante candidats ont une expérience inférieure à 12 ans après la thèse, cinquante ont une expérience supérieure. Seulement 19% de ces candidats sont des femmes.

Un comité international procédera bientôt à deux nouvelles sessions de sélection: la première le 31 octobre, puis une autre le 15 janvier 2018.

Les noms des premiers lauréats devraient être énoncés le 12 décembre par Emmanuel Macron, qui a annoncé pour cette date un sommet pour les deux ans de la Cop 21. «On a des profils de très très haut niveau», note Anne Peyroche. «C’est une vraie opportunité pour la France mais, en même temps, cela interroge sur les conditions d’exercice de ces chercheurs aux Etats-Unis.

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