Rencontre trilatérale au sommet
Le président de la Confédération Joseph Deiss a rencontré samedi à St-Gall ses homologues allemand Horst Köhler et autrichien Heinz Fischer.
Une première, qui leur a permis d’évoquer les relations entre la Suisse et l’UE, ainsi que des questions de politique intérieure et internationale.
MM. Deiss, Köhler et Fischer ont tiré un bilan positif de la réunion. Le président allemand a estimé devant la presse qu’elle permettrait de développer les liens entre les trois pays sur le long terme.
Cette rencontre amicale, organisée à l’initiative de l’Autriche, est une première. Peut-être la première de ce qui pourrait devenir une tradition, puisqu’une nouvelle rencontre aura lieu l’année prochaine en Autriche, selon les indications de M. Fischer.
Des préoccupations semblables
En regard de l’évolution démographique, la Suisse, l’Autriche et l’Allemagne sont confrontés au même problème s’agissant du financement des institutions sociales.
Il s’agit de trouver des solutions qui permettent d’assurer la pérennité de ces institutions, a poursuivi Joseph Deiss. Les chantiers en cours dans les trois pays ont été évoqués.
M. Deiss, lui, a expliqué à ses homologues l’enjeu de l’extension de l’accord sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union européenne (UE), qui pourrait être soumise à une éventuelle votation populaire.
Par contre les présidents allemand et autrichien n’ont pas souhaité s’exprimer à propos des conséquences pour les accords bilatéraux d’un refus devant les urnes.
Reprise économique
Les trois chefs d’Etat ont en outre estimé que la croissance économique pourrait reprendre en Europe. M. Köhler a toutefois déclaré que les pays devront au préalable procéder à une «vaste adaptation de leurs structures».
Les présidents suisse, allemand et autrichien ont comparé la réforme de leurs systèmes respectifs de couverture sociale. Ils ont relevé les nombreux points de convergence entre les diverses mesures envisagées.
«Chance pour la paix»
La crise en Irak a également été abordée lors de la rencontre de St-Gall. Les trois hommes se sont accordés sur la nécessité de soutenir clairement la position des Nations Unies, a relevé Joseph Deiss.
Le président allemand a, pour sa part, affirmé que la situation actuelle au Proche-Orient est «une chance pour la paix», pour autant que les Européens repensent leur rôle dans cette région et que les Etats-Unis leur tendent la main.
swissinfo et les agences
Cette rencontre, organisée à l’initiative du président autrichien, est une première à ce niveau entre les trois pays frontaliers.
Les entretiens trilatéraux entre ministres allemands, autrichiens et suisses sont en revanche devenus une tradition.
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